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Quand des “Européens” d’origine marocaine reviennent en terre “étrangère”… au Maroc ou “Difficultés d’intégration” ?

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Européens d’origines diverses, la découverte d’un pays se fait de la même manière selon les origines. A l’heure du grand discours sur les identités nationales ressorti aussi bien au nord qu’au sud, surtout depuis la crise voilà plus d’un an, le manque, la sécurité, le chômage font que le plan économique soulève de nouveau les questions d’immigration un peu partout. Mais qu’en est-il quand des Européens reviennent sur la terre des grands parents, eux qui arrivent en terre “étrangère” ? Ils se doivent de se regrouper pour se faire respecter. C’est ici que nous voyons que le discours du retour est une fois de plus en direction des poches des gens ou par d’autres volontés d’utilisation des MRE ou des ERM….les sigles devenant confus… La grande question soulevée restera celle qu’il faudra néanmoins aborder prochainement du côté de la Méditerranée, que lancent les politiques depuis quelques temps par des conférences:  

“Qui est Marocain, qui est MRE, qui est MRE Marocain, qui est MRE Européen, qui est Européen ?” 

Si l’Europe est à l’économie et si le Maroc désire s’inscrire de plus en plus voire un jour définitivement mettre son étoile dans cette Europe, les deux côtés de l’océan devraient déjà débattre sérieusement de cela avant de laisser s’ouvrir un débat vers les peuples via les médias, en leur demandant un avis identitaire qui ne fait que séparer les gens à la base, les peuples. 

Si l’économie marocaine a besoin de ces MRE divers, il semble qu’une partie des Marocains localement les considèrent comme des étrangers à part entière. Une certaine peur par ces retours massifs peut-elle s’expliquer, de manière économique une fois de plus ? Voir arriver des millions de MRE chaque année venant investir à l’européenne pendant leurs congés annuels, sur un marché local bien autre financièrement et bien plus pénible pour beaucoup au pays, ne serait pas vu par les locaux comme une évolution pour eux sur le plan personnel. Maintenant que les frères reviennent, la situation serait encore plus pénible et problématique dans certaines villes ou villages par des décalages évidents de tous ordres notamment concurrentiels. Beaucoup se plaignant déjà qu’ils seraient envahis par des “Européens d’origine européenne” en certaines villes, les rendant aussi responsables de toutes les augmentations depuis des années et d’une partie de leurs problèmes…. 

Les MRE “Marocains ou Européens” le savent très bien, étant utilisés par les uns et les autres inconsciemment, mais recherchant consciemment aussi le chant des sirènes. Ils forment de concert en ce moment une chorale mixte dont le chant sonne souvent très faux à l’analyse plus pertinente. D’où un perturbant débat identitaire soulevé par certains… Les Marocains résidant à l’étranger et les Européens résidant au Maroc seront-ils prochainement cotés à la bourse de Paris et de Casablanca par les valeurs moins humaines qu’ils représentent ? 

L’Europe et le Maghreb prendraient-ils le chemin des anciennes organisations de l’époque des grandes dynasties de Chine jadis, où le peuple était libre de changer de lieu de vie en fonction de leurs intérêts, de leur bien-être et des protections réelles que leur donnaient les décideurs et où la grandeur et l’honneur des dirigeants se mesuraient au nombre de ses habitants hors de toute identité ?

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http://www.leconomiste.com/article.html?a=97077 

La diaspora marocaine s’organise 

· Lancement d’un réseau international

· Intégration, identité, investissement… les axes de travail

La diaspora marocaine a son réseau. Constitué par des enfants de la seconde et troisième génération d’émigrants qui ont fait le pari du retour au pays d’origine (le Maroc), ce dernier se donne plusieurs objectifs. Des objectifs qui ont été présentés lors d’une rencontre à Casablanca, le 26 novembre, autour du thème «Le retour au Maroc: du mythe à la réalité».

 

 

Ainsi, parmi les missions du Réseau international de la diaspora marocaine (RIDM), il y a la volonté de relever les difficultés d’intégration. Car, et c’est une réalité, le premier contact avec le pays d’origine, en dehors des classiques vacances d’été, est pavé d’embûches.

 

 

Méconnaissant la société marocaine, ces Marocains résidant à l’étranger (MRE) se trouvent confrontés à de nombreuses difficultés auxquelles ils n’ont jamais été préparés. Même si les institutionnels défendent l’idée d’une communication régulière dans les pays d’accueil ou via les émissions transmises par satellites. Accès à l’emploi, logement, barrière de la langue, identification d’une bonne école pour les enfants… les obstacles sont nombreux.

 

 

Les témoignages d’ex-MRE sont édifiants: «De l’extérieur je suis Marocaine, mais à l’intérieur j’étais une Européenne. Ce que les autochtones ne pouvaient pas comprendre. Pour eux, je devais tout de suite me comporter ou réfléchir comme un Fassi, un Rifain ou un Soussi», souligne Jamila Diani, rentrée au Maroc depuis 11 ans. Le plus dur, la perception des gens qui constitue également un autre frein. Autre obstacle, la langue arabe (voir encadré).

 

Pour ceux qui arrivent à surmonter ces obstacles, il y a tout de même certaines frustrations qui persistent. Selon Hassan Bouhoud, entrepreneur dans le sud de la France, «il ne faut surtout pas revenir en ayant en tête de s’imposer aux autres ou de calquer forcément ce qu’on a vécu dans le pays d’accueil. On oublie souvent le décalage économique, culturel… entre les pays. Le tout est de savoir faire profil bas à certain moment et d’accepter d’apprendre et de comprendre comment les gens fonctionnent dans notre pays».

 

Et c’est en cela que la mise en place du réseau est pertinente. Il s’agira d’apporter de l’expérience et du vécu à ceux qui font le pari de revenir temporairement ou de façon définitive. Ainsi, une maison de la diaspora qui servira de cadre de rencontre et d’accompagnement pour les membres de la diaspora sera mise en place. «Celle-ci devrait être opérationnelle dès 2010», promet Jamal Belahrach, président du RIDM.

 

L’objectif aussi est de dépasser le cliché de cash machine qui colle à la peau des membres de la diaspora et de mettre en avant leurs talents dans divers domaines. Et pour cause, «la diaspora marocaine est une véritable force disponible qui ne demande qu’à être sollicitée, sans être instrumentalisée ou considérée comme une cash machine», souligne Belahrach. Une chose est sûre, le débat est amorcé. Il s’agit aujourd’hui de capitaliser sur toutes ces expériences de retour pour aller de l’avant. La diaspora marocaine a aujourd’hui la volonté de contribuer au développement du Maroc. «Mais à condition qu’en amont et en aval, ce dernier mette en place des politiques appropriées à ses niveaux d’exigence», déclare un Marocain installé en France.

 

Lobbying 

L’enseignement de la langue arabe aux enfants de la communauté marocaine résidant à l’étranger a fait l’objet d’un vif débat. De nombreux témoignages ont porté sur l’échec de la politique gouvernementale. «Toutes les actions menées depuis les années 70 ont échoué. Et pourtant, l’Etat poursuit sa politique culturelle sans en tirer de leçons», déclare Fatima El Ouafi, journaliste. La manière dont sont dispensés ces cours n’a contribué qu’à «détourner» de l’arabe la majeure partie des enfants de l’immigration. «La solution? faire du lobbying pour intégrer l’enseignement de la langue arabe dans le système éducatif des pays d’accueil, au même titre que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol», explique-t-elle. Encore faudrait-il que les institutionnels apprennent à ne plus faire la sourde oreille aux doléances de ces Marocains d’ailleurs.F. Fa

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