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Voeux 2010

Les équipes du Groupement des ERM vous souhaitent non pas ses vœux mais les vôtres pour le prochain espace-temps qui s’annonce. Nous comptons sur la synergie de tous pour se faire maintenant mieux connaître auprès de tous les autres ERM présents ou qui le seraient prochainement, c’est bien ensemble par le partenariat et une synergie commune que nous pourrons en cette prochaine année apporter des plus à chacun selon les attentes de chacun. Merci à tous de nous avoir rejoint depuis 13 semaines, ce qui existe depuis seulement 3 mois a déjà bien évolué grâce aux volontés qui construisent, nous continuons avec vous. 

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L’équipe du Groupement Association

L’équipe du Groupement Import

L’équipe du Groupement Conseil 

(2010, ce sera le 50 ème anniversaire du tremblement de terre qui détruisit la ville d’Agadir) 

Salutations associatives.

Mr DELESALLE Ph.

Le Groupement

Le “premier” indice de l’immobilier au Maroc fin janvier 2010. Ou l’indice qui recherche des indices comme fondation pour une élévation d’aplomb attendue.

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Un ouvrier sans ses outils n’est plus grand-chose au pied du mur. Sans son niveau et sa bulle indicatrice ne vous engagez pas avec ces bricoleurs, la crédibilité ne sera pas au rendez-vous attendue. Ceci n’empêche pas des milliers et des milliers de gens de s’engager chaque année juste sur des mots, dans des projets qui les emmènent pour de nombreuses années parfois dans la jungle aventureuse de l’immobilier, ne suivant, eux, que la bulle de l’immobilier qui a pourtant déjà fait de nombreux dégâts. Mais un panneau indicateur sera posé à l’entrée de cette jungle, paraît-il … 

Rude épreuve et défi que se lancent les administrations du secteur du bâtiment au Maroc, quoique pas vraiment les constructeurs eux-mêmes… Le premier indice national des prix de l’immobilier au Maroc est une bonne initiative qui manquait certes, le secteur étant à la tête du client depuis toujours et pourquoi ne pas dire en fonction des promoteurs et des revendeurs, qui se jouent bien individuellement de l’offre et de la demande effective sur un marché qui ressemble à un savon que l’on ne saurait maîtriser sous l’eau. Il suffit de voir les questions qui fusent dès qu’une personne désire acheter ou construire au Maroc pour comprendre qu’aucune base n’existe vraiment, un mur de réponses sans fondations solides ni constatables, ce qui arrange bien effectivement ceux qui offrent, les mêmes qui maintenant se retrouvent avec des logements en attente depuis un an, voire plus.  Un indice des prix de l’immobilier, comme son nom l’indique, restera un indice, mais qui deviendra néanmoins une théorie applicable et certainement ensuite appliquée, bien que la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) attende elle aussi le nouveau-né par principe de précaution, avant de s’y associer plus sérieusement. Indice “national” pour commencer en attendant la suite, sans oublier la crise en parallèle à surveiller d’un autre oeil, donc une moyenne qui sera à justifier en plus ou en moins selon les régions, les villes ou les bleds, bref des confusions de plus qui encourageront certains à raboter leurs prix dans la douleur et d’autres à en profiter à leur tour pour quelques années. 

Effectivement, entre cette décision prise début 2009, juste au moment où la crise retentissait entre les murs de béton dans le monde entier et au Maroc, qui pensait aussi échapper à cette tornade, alors que les notaires se retrouvaient subitement avec 1/20ème de signature et d’engagement, alors que la promotion fermait ses chantiers qui attendent encore ce jour les ouvriers rentrés au village, alors que les clients étrangers connaissent maintenant l’énorme anguille sous la roche de ce secteur, et que les Marocains se retrouvent avec leurs malfaçons sans garantie décennale, ou leurs investissements non loués, qu’ils auront certes du mal autant que les professionnels à revendre ce bien, voire ce mal pour beaucoup cette année, devant des prix qui par force se bradent, alors que le voisin de palier a acheté parfois avec 30% de remise le même appartement, tenant compte des dessous de tables et de bien d’autres non-dits de ce secteur, sur quels indices solides et explicites ce divin indice naîtrait-il d’ici quelques semaines ? C’est qu’entre janvier et décembre, l’année aura été plus que changeante, alors que beaucoup n’attendent pas pour 2010 un calme général ni un retour en arrière. La bulle ayant éclaté tout l’été, eh bien chantez maintenant … La seule constante serait de voir déjà la réalité de la construction et du prix de revient d’un bien en fonction d’un cahier des charges défini, le social, le standing et le grand standing ne sautant pas toujours aux yeux de tous à la première approche, tant ils sont voisins dans les mêmes quartiers parfois. La partie commerciale et marketing n’étant que la partie cachée de l’iceberg que beaucoup ne veulent aborder et qui cherchera à  rester sous les eaux troubles le plus longtemps possible. Attendons encore un mois, avant de croire que la réalité comptable reprendrait ses esprits. Entre une étude lancée par le secteur bancaire, qui ne chercherait pas à descendre ses doubles intérêts par des engagements envers promoteurs ou clients engagés depuis des années, ou les bases du système fiscal qui lui se base sur la moyenne des ventes d’un secteur implicite car sans indice de l’immobilier pour l’instant, et qui annonce déjà la couleur en précisant que ses bases de calculs ne seraient pas appliquées sur cet indice nouveau, craignant éventuellement une chute, tout est donc possible pour nos prochaines lectures. Un indice qui sera attendu de pied ferme aussi par tous les investisseurs d’hier et de demain, certains devant déjà transpirer avant de faire le bilan financier. Au casino de l’investissement, ce sont toujours les plus petits qui perdent le plus pour rappel, vous les trouvez devant les machines à sous, les autres se gardent le tapis vert en joueurs avertis devant la banque ou le propriétaire de la maison.

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http://www.lavieeco.com/economie/15424-un-indice-national-des-prix-de-l-immobilier-disponible-en-janvier.html

Un indice national des prix de l’immobilier disponible en janvier


L’indicateur est conçu par Bank Al Maghrib et l’Agence de la conservation foncière.
D’abord national, l’indice sera par la suite décliné au niveau régional.
La première version sera publiée fin janvier.

Bonne nouvelle pour tous ceux qui sont à la recherche d’un logement ou d’un bien immobilier à acheter. Ils auront bientôt à leur disposition un baromètre de prix officiel. Ils pourront ainsi procéder à des comparatifs entre les prix offerts sur la base d’une grille de prix de référence établie conjointement par l’Agence de la conservation foncière et Bank Al Maghrib (BAM)et qui sera disponible à partir de fin janvier 2010.
«Ce nouvel indicateur permettra aux clients à la recherche d’un logement d’avoir une idée précise sur la variation des prix», confie une source à BAM. «Le premier indice qui sera présenté en janvier aura un caractère national. Il faudra attendre la deuxième voire la troisième édition pour avoir les indices par régions», poursuit la même source. La conservation foncière prévient déjà que cet indice ne sera pas utilisé pour le calcul des droits et taxes de l’enregistrement. «Ces impôts continueront d’être calculés sur la base de la moyenne de la valeur vénale observée dans le quartier où est situé le bien immeuble», explique un responsable. Le nouvel indice, quant à lui, sera confectionné sur la base de plusieurs critères comme la typologie d’habitat (logement social, logement économique, moyen standing, haut standing), la nature de l’usage (professionnel, commercial, industriel…), l’ancienneté des constructions, la surface, la situation géographique, le prix du foncier et, dans une prochaine étape, l’évolution des prix par quartier et par niveau de standing. Toutes ces informations  seront collectées par le bureau d’études choisi auprès des organismes appropriés que sont notamment la direction de la promotion immobilière, l’Observatoire de l’habitat, la Direction générale des impôts, le Haut commissariat au plan et la Direction des collectivités locales.La Fédération de l’immobilier a déjà son cahier des charges
Ce projet, rappelons-le, a été lancé en janvier 2009, après la signature d’une convention visant à instituer des relations de coopération technique et d’échange d’informations et de données entre BAM et la conservation foncière.
La Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) qui avait pour sa part un projet similaire a dû finalement le mettre en stand-by. Elle avait d’ailleurs déjà élaboré un cahier des charges exigeant du cabinet qui sera chargé de la mise en œuvre d’«une étude sur l’état des lieux des volumes des transactions et des prix pratiqués. Nous travaillons sur le projet de baromètre de l’immobilier avec le ministère de l’habitat et de l’urbanisme depuis quelques mois déjà. Nous avons essayé de nous approcher du projet engagé par BAM, mais cette dernière était déjà bien avancée. C’est pour cette raison que nous avons décidé d’attendre la publication du premier indice de l’immobilier pour voir s’il est judicieux de nous y associer ou non», souligne un responsable de la FNPI.
N.B
28-12-2009

L’heure des villes-dortoirs est arrivée au Maroc.

tamansourt.jpg    Un politique français disait jadis : “Il faut mettre les villes à la campagne.” Les politiques marocains feraient l’inverse en mettant les gens de la campagne dans les villes qu’ils doivent donc étendre, pensant ainsi répondre à la problématique bien plus importante du social au sens d’une société. Tout n’est-il pas déjà annoncé dans cette sage et objective phrase ?

«L’exode rural n’est pas le résultat d’un développement économique, mais la conséquence de la pauvreté avec les risques de ruralisation des villes» 

Le meilleur moyen de se tromper est encore de faire comme les autres. L’avantage de commencer des choses en second est de comprendre les erreurs des premiers afin de ne pas les reproduire et ainsi de marquer des points dans le monde pour penser un jour rattraper les leaders. Faute de cette réflexion générale sur de nombreux plans, les pays qui se développent ne se garantissent-ils pas pour demain les mêmes et douloureuses conséquences sociales ? 

Le sud ne voyait-il pas dans les premiers écrans de télévision, par les programmes captés au nord de la Méditerranée, les problèmes qui ont germé avec le temps en voulant développer ces zones d’habitations verticales où les hommes sont rangés dans des tiroirs de béton ? N’y aurait-il pas de place autour des petites villes existantes pour les développer de manière harmonieuse sans pour autant faire éclater tous les liens sociaux à la base ? L’homme est le fondement de la société, le terrain reste propriété monnayable, ce qui fait que spéculation et social ne font pas bon ménage. Donc construire verticalement divise par autant de logements les prix des terrains et répond plus rapidement aux attentes d’un moment que sur le long terme. Les promoteurs cherchant le standing dans les villes n’ont pas attendu pour répondre aux investisseurs comptables depuis des années. 

Si en Europe les cités construites dans les années du baby-boom ont répondu aux urgences, la différence est que ces cités souvent nommées HLM étaient gérées par des organismes d’état et à but locatif. Donc un investissement organisé et un engagement réel général avec un suivi. Pas d’HLM au Maroc, du moins pas dans le terme, même si certains logements dits résidentiels de standing auraient dans leur conception à envier certains logements sociaux  européens. Le locatif social ne semble pas une question abordée ni abordable au Maroc. Pourquoi ? Le logement social est en accès à la propriété, peut-on encore appeler cela du social d’ailleurs ?  

Ne faut-il pas aider les gens à se loger de manière plus nomade au départ, avant que chacun puisse créer son propre projet de vie ensuite et dans de meilleures conditions ? Que peut faire un jeune sorti de l’école qui commence à travailler ou le jeune couple juste marié pour se loger ? Se retrouver chez les parents jusqu’au mariage ou son indépendance professionnelle, ou alors rester seul loin des parents dans des chambres miteuses au fin fond des vieux quartiers ou des médinas en ruine.

La question n’est pas répondue  socialement par l’état, mais par des propriétaires privés qui, eux, peuvent investir pour ensuite louer bien plus cher toujours, dans une logique de rentabilité. Qui habite déjà son propre logement dit social ? Certainement pas toujours les propriétaires, qui parfois gardent leur habitat plus traditionnel moins confortable (quoique), préférant louer à d’autres leur appartement neuf et ainsi se faire une fin de mois plus digne financièrement. La vision spéculative n’est pas une notion réservée aux plus riches. 

Pourquoi tous ces logements vides au Maroc, alors que la demande serait bien présente socialement parlant ? Pourquoi ces grands projets qui s’élèvent en villes nouvelles, qui se vendent partiellement, selon les bonnes annonces des vendeurs, ce qui reste à voir en ce moment … et pourquoi ces zones quasi vides qui attendent des locataires “étrangers”, les locaux concernés par le social ne pouvant payer ? Qui achetait ces logements sociaux hier alors qu’il en manque ce jour ? Pourquoi les promoteurs locaux se désengagent-ils du social aujourd’hui, et pas vraiment recherché hier, au point que le Maroc lance un  S.O.S vers les groupes industriels étrangers pour s’occuper de ces constructions, non pas à bas prix, mais au prix normal ? Une politique de logement dit social peut-elle être entre les mains des spéculateurs divers ou uniquement entre celles d’un état ? 

Quelle finalité demain pour ces zones désocialisées, où beaucoup ne voudront plus résider, où les propriétaires se retrouveraient avec des biens dont plus personne ne voudrait ? Regardez les quartiers périphériques des grandes villes, ces quartiers construits ces 20 dernières années lors du boom de la construction. Regardez l’état de ces bâtiments et programmes sociaux après seulement quelques années, sont-ils vraiment vivables et sécuritaires ? 

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http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=124902 

Les villes-dortoirs, une menace croissante

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L’extension des cités est plutôt guidée par la spéculation immobilière que par la création d’un vrai cadre de vie. 

L’aménagement du territoire est la condition principale de développement de tout pays. Pour ce faire, le Maroc a élaboré une Charte nationale de l’aménagement du territoire (CNAT) pour concilier entre évolution démographique et croissance économique. Toutefois, sur le terrain, les choses évoluent autrement. 

L’extension des villes est plutôt guidée par la spéculation immobilière que par la création d’un vrai cadre de vie. Cela risque de transformer nos futures cités en villes-dortoirs. «Nos cités devenues objet de spéculation immobilière se développent par juxtaposition de lotissements dépourvues d’infrastructures de base et de centralité urbaine», a expliqué Mohamed Hanzaz, géographe urbaniste, lors d’une conférence sur le thème «Aménagement du territoire et aménagement urbain à la recherche d’une complémentarité spatiale», présentée dernièrement au Centre d’études et de recherches Aziz Belal (CERAB) à Rabat.


La course effrénée derrière le profit menace également les terres agricoles et par conséquent la sécurité alimentaire nationale. Les terres agricoles cultivées ne représentent que 12% du territoire national, dont 13% seulement sont irriguées. Face à cette réalité, l’opinion publique s’interroge sur le devenir de la CNAT.
En matière d’urbanisme, il existe également des normes environnementales pour sauvegarder le cadre de vie comme la promotion des espaces verts. Au Maroc, très peu de cités peuvent prétendre disposer du minimum de 10 m2/habitant d’espaces verts selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). «La plupart des villes se sont développées sans planification urbaine qui garantit une meilleure qualité de vie. Presque toutes les agglomérations urbaines souffrent d’un manque d’espaces verts», a ajouté M. Hanzaz. Pis encore, ces espaces mal entretenus faute de moyens et de bonne gestion de la part des collectivités locales sont devenus des points noirs et des décharges sauvages qui nuisent à la santé et à la sécurité des riverains. Ce qui encourage le changement de leur affectation d’espaces de loisirs à des constructions entre les mains des promoteurs immobiliers via les dérogations. Rappelons que ces autorisations exceptionnelles dépendent de trois conditions: programme d’habitat social, projets d’investissement (écoles, piscine couverte, etc.) ou d’équipement publics (gare, station d’épuration, etc.).Pour sauvegarder ces espaces verts, il est nécessaire de respecter les dispositions du plan d’aménagement et doter les communes de moyens financier et humain pour leur entretien. L’autre solution serait de créer des espaces récréatifs autofinancés par des revenus d’activités de loisirs. A cet effet, des cahiers de charges doivent être établis pour contraindre tout soumissionnaire à s’engager à entretenir ces espaces. De même, les associations sont invitées à compléter la mission des communes en prenant en charge quelques espaces dans le cadre de l’Initiative nationale de développement humain (INDH).

Dans l’avenir, le Maroc deviendrait un pays urbain. Et si rien n’est fait pour freiner cette spéculation, le pays risque de se trouver avec un ensemble de villes surpeuplées. Ces futures agglomérations urbaines seraient marquées par l’informel, l’habitat insalubre avec risques de violences urbaines.

 

Pour remédier à cette situation, il faut lier bassin de résidence et lieu d’emploi pour rendre la ville compétitive. «L’exode rural n’est pas le résultat d’un développement économique, mais la conséquence de la pauvreté avec les risques de ruralisation des villes», conclut Mohammed Chiguer, président du CERAB.

 

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Les terres agricoles menacées

Aujourd’hui, l’urbanisation galopante et la construction anarchique menacent les terres agricoles cultivées qui ne représentent que 12% du territoire national, dont 13% seulement sont mis en valeur sous irrigation, tandis que le reste (soit 87% du potentiel) est exploité en «bour» (non irrigué) et soumis à la dégradation par l’érosion hydrique ou éolienne, l’ensablement, la salinisation et d’autres phénomènes de désertification. Selon l’Office régional de mise en valeur agricole de Tadla (ORMVAT), le bâti dispersé est passé de 932 ha en 1986 à 2.284 ha en 2004, soit une extension moyenne de 79,5 ha/an. Les agglomérations et les villes ont occupé 6.750 ha, soit une extension moyenne annuelle de 83,5 ha/an.

La tomate Marocaine/UE serait-elle plus politique que nourricière ?

La “guerre” de la tomate au Maroc est engagée mais la cavalerie arrivera-t-elle à l’heure avec son Plan Vert ? 

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 Nouveau chapitre de la tomate qui, entre Maroc et UE, se retrouve de plus en plus dans les débats à la base des premiers intéressés. L’UE et le Maroc comptent les points et les petits producteurs se dénoncent et se combattent par le verbe, séparés par une mer. Un Plan Vert attendu depuis très longtemps n’est-il pas d’office en retard par ce qui se passe sur le terrain marocain, alors que certains investisseurs européens n’ont pas attendu, eux, que les choses bougent d’en haut pour prévoir avant ce qui se passera ensuite ? 

Qui dominera en fin de compte le secteur demain, si certains ont un train de retard pour ne pas dire chez d’autres un TGV d’avance ? Que ce soit en France ou en Espagne où les uns perdent devant les industriels du secteur, qui y gagnent par cela, ou dans le Souss Massa Draa où les petits ne feraient déjà plus le poids devant ces mêmes industriels mouvants, bref c’est bien le haut par l’UE et le Maroc, entités plus collectives politiquement, qui marquera des points. Mais qui en finalité pour un plus grand lendemain ? L’intérêt du Maroc ou de l’Europe ? Le Maroc est le pays qui reçoit le plus d’euros de l’UE en ce moment, mais est-ce en compensant un secteur social d’un côté par une part de ces aides et subventions que la meilleure solution existerait ? 

A l’heure où de nombreux pays d’Afrique vendent quasiment leurs terres à des pays occidentaux afin que ces derniers puissent venir nourrir leurs nations, en oubliant totalement les problèmes de distance et la facture du CO², bientôt côté en bourse, de quelle indépendance peut-on encore parler pour demain pour des pays qui ne fêtent plus vraiment cette indépendance ? Les uns vendent, les autres achètent, mais qui perd son âme quand la notion de l’homme reste derrière ? 

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http://biladi.be/13644-alors-que-l-ue-veut-donner-une-impulsion-aux-exportations-marocaines-la-tomate-demeure-victime

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 Alors que l’UE veut donner une impulsion aux exportations marocaines : La tomate demeure victime de la surenchère des producteurs français espagnols 

Le nouvel accord d’association Maroc/UE, relatif à la libéralisation du commerce des produits agricoles, signé le 14 décembre à Bruxelles par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et l’Union européenne prévoit l’augmentation des exportations marocaines à hauteur de 67% pour les produits agricoles. Le contingent de tomates à l’export a été de ce fait augmenté de 50 mille tonnes, le contingent additionnel annuel passe à 28 mille tonnes, le concombre a été augmenté de 10 mille tonnes et la courgette de 25 mille tonnes.

La réaction des producteurs des organismes Légumes de France, AOC tomates de France et AOC concombres de France ne s’est pas fait attendre, traitant l’accord Maroc/UE de « …nouvelle trahison » dans un communiqué. « Tomates françaises plus chères que celles importées » ; « la mévente entraîne des destructions de stocks, le prix de vente est inférieur au coût de la production » ; des plaintes pour non-respect des prix et des quotas de tomates marocaines exportées en Europe auraient été déposées par des associations du secteur en France et en Espagne…

C’est une campagne anti-tomate marocaine qui est engagée par les professionnels du secteur des fruits et légumes en France et en Espagne depuis peu. Les producteurs entendent ainsi faire pression sur leurs gouvernements respectifs pour ne pas valider l’accord. Angélique Delahay, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes FNPL en France en est arrivée à déclarer «…annule(r) sa participation à la conférence internationale « Tomate du Maroc, les défis de demain » » (communiqué Légumes de France), organisée par l’Association des producteurs exportateurs de maraîchage et primeurs du Maroc (ASPEM), le 9 décembre dernier à Agadir.

En réponse à « …cet acte irrévérencieux pour les producteurs maraîchers marocains… », les professionnels du secteur des fruits et légumes du Souss-Massa ont diffusé un communiqué dans lequel ils notent qu’avec la révision à la hausse des quotas des tomates, concombres et courgettes à l’exportation dans le cadre de l’accord Maroc/UE, les quantités restent « …très modestes même dans les produits importants comme la tomate », confie My Ahmed Zahidi, de l’ASPEM et dénonce « la propagande hispano-française (qui) manipule les chiffres ».

Le prétexte de la crise, qui touche aussi le producteur marocain, n’explique pas l’acharnement des lobbys espagnol et français qui maintiennent leur pression pour bloquer les exportations marocaines de tomates. L’accusation d’avoir des frais de personnel plus bas est vite rattrapée en réalité par les frais de transport, beaucoup plus importants engagés par les producteurs exportateurs marocains. Et les professionnels des fruits et légumes de renchérir que si l’on ajoute aux frais de transport, la cherté des produits intrants (engrais, pesticides, matériel de conditionnement…), importés d’Espagne et de France, on remarquera que le prix de revient de la tomate marocaine, très demandée sur les marchés internationaux, une fois arrivée en UE, ne diffère pas trop de celui de sa consoeur française et espagnole.

La tomate marocaine ne concurrence pas la tomate de France qui bénéficie pourtant d’importantes subventions européennes. Le Maroc est le premier exportateur de tomates vers l’UE, suivie de la Turquie et Israël. Pourtant, le volume de tonnage de ses exportations a tout juste atteint les 215.130 tonnes, l’actuelle campagne, soit -30% d’octobre à la mi-décembre par rapport à la même période de la campagne précédente (343 mille tonnes). En comparant les exportations en tomates, courgettes et concombres du Maroc et de l’Espagne de la campagne 2008, les spécialistes notent que les dernières augmentations en ces produits sont très insignifiantes par rapport aux quantités réalisées par les producteurs espagnols à la même période. (Maroc : Tomate : 343.681 tonnes contre 981.583 tonnes en Espagne ; concombre : 3604 tonnes contre 462.924 tonnes en Espagne et courgette : 49.266 tonnes contre 227001 tonnes en Espagne). Les producteurs-exportateurs espagnols ont totalisé l’équivalent de 4.038.243 tonnes d’exportations des principaux légumes en 2008. Pour augmenter ses exportations de tomates vers l’UE, le Maroc exporte sur deux contingents, celui de l’UE à 46.1 euros/100kg et celui de l’OMC dont le prix d’entrée varie selon la période d’exportation entre 52.6 euros du 1er juin au 30 septembre et 112.6 euros en avril.

D’aucuns voient en cette volte-face des maraîchers français et espagnols une opportunité pour faire pression et obtenir des indemnisations du fonds européen. Faut-il rappeler que les producteurs maraîchers marocains sont concurrencés dans leur pays, la libéralisation du secteur agricole semble profiter beaucoup plus aux producteurs étrangers qui pratiquent la culture intensive qui appauvrit les terres, font diminuer davantage les ressources hydriques et écoulent plus facilement leurs productions. Au moment où les producteurs du terroir déposent le bilan, une centaine de producteurs, français et espagnols se sont délocalisés au Souss-Massa, les facilités accordées par l’Etat et une main-d’œuvre bon marché y sont pour quelque chose (coût de production dans les fruits et légumes est de 12 euros/heure en France et de 7 euros/heure en Espagne).  La technique d’investissement en production à l’étranger semble donner beaucoup de satisfaction, puisque le processus se poursuit au Maroc mais aussi en Tunisie et au Sénégal. Facilités fiscales, main-d’œuvre moins chère que dans les pays d’origine, possibilités à l’export sans limites, ne sont-elles pas les meilleures garanties pour une bonne campagne agricole ?

Aussi est-on amené à se demander qui concurrence qui ? La montée au créneau des agriculteurs français est en fait l’onde de choc des échauffourées du mois de février 2009 des agriculteurs espagnols qui s’en sont pris à la tomate marocaine, parce que pratiquant des prix bas et sans respect des quotas. La manigance a pour but de faire pression sur l’UE pour ne pas signer l’accord qui a donné une nouvelle impulsion aux exportations de la tomate marocaine et donc une nouvelle dynamique aux échanges Maroc/UE.   

Faute de terrain l’œcuménisme se fera-t-il par Internet entre le Maghreb et l’Europe ?

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Ouverture semi-spirituelle en sens unique ou oecuménisme ouvert ? Le prosélytisme est condamné et réclamé en même temps, mais attention à ne pas confondre universalisme ou spiritualité avec développement et religions. C’est bien cette confusion qui sépare en ce moment certains pays où chacun se mélange entre esprit et entretien de ses institutions religieuses, le tout récupéré et présenté sous une forme identitaire et nationaliste en finalité. La limite ne semble pas vraiment apparaître à tous entre les volontés, les titres annoncés dans les discours ou la presse, par les divers représentants concernés face aux attentes de chacun. Bonne initiative pour des rencontres, mais de qui vers qui en ce moment, comme l’interrogation de voir des refus chez soi quand tout autre symbolisme religieux ou spirituel se présente de manière aussi pacifique.  

L’universalisme du Coran, indéniable. Mais il l’est seulement pour celui qui sait lire avec l’esprit ouvert, au même titre que d’autres doivent aussi savoir aborder leurs textes avec autant de capacité, pour enfin se réunir et en discuter avec les autres un jour. Mais comment découvrir le livre des autres sans plus de connaissance profonde du sien ? Mais si les mosquées restent fermées aux uns et si les propriétaires des lieux ne désirent entrer chez les autres, où serait l’invitation à se retrouver un jour entre frères ? Si une image est possible en réunissant un Pape, un Imam, un Rabbin, un Pope, comme nous l’avons vu un temps, sans oublier les nombreuses autres approches qui existent, cela résume bien le manque de poursuite après ces belles photographies par ces bases par des dirigeants qui préfèrent des débats conservateurs politiques et religieux qui fleurissent sous un “isme” ou un autre, par manque de savoir et de conscience. D’un discours de paix, d’amour, de réunification, d’équité, de justice, et de toutes les valeurs positives attendues aussi bien au nord qu’au sud, les volontés de s’ouvrir vers les autres semblent plus économiques qu’humaines dans les conférences, d’intérêts.  

Pour être accepté et compris des autres la moindre des choses est de s’ouvrir à eux ou de se proposer à eux par le verbe “ouvert” en toute logique. Tel n’est pas encore le sort de chacun il semble sur ce plan, qui néanmoins enlèverait de nombreuses barrières pour faire évoluer ensemble les hommes.

Faut-il attendre que ce soit le 100% économique par une mondialisation qui fasse exploser les valeurs du sud et du nord ou est-ce que les hommes attendront un manque de repère des diverses bases humanistes pour enfin se regarder, en homme face à l’autre, et se souvenir du spirituel commun et universel, avec ou sans texte ? D’où viendra le premier monument architectural, avec ou sans tour, qui sera accepté par tous les hommes et où chacun pourra apporter le meilleur de lui-même tout en comprenant qu’il existait depuis toujours  en chaque homme ? 

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 http://www.wabayn.com/maroc/211209-rencontre-strasbourg-sur-luniversalit-du-discours-coranique.html 

Rencontre à Strasbourg sur “L’universalité du discours coranique La 2ème rencontre annuelle sur le Saint Coran de Strasbourg (Nord-Est de la France) s’est déroulée ce week-end sous le thème “L’universalité du discours coranique”. Initiée par l’Association de la Grande Mosquée de Strasbourg en partenariat avec le Rassemblement des Musulmans de France (RMF), cette rencontre a connu la participation notamment de conférenciers et de psalmodieurs venus du Maroc, d’Egypte et du Koweït.Un Salon du livre autour du Coran a également été organisé par le ministère des Habous et des Affaires islamiques.Cette manifestation a été initiée avec la contribution de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidents à l’étranger (MRE) qui a dépêché une délégation de Madih et deux psalmodieurs.

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2008 la crise ne touchera pas le Maroc ! 2009 dévaluation ou pas devant un ralentissement mondial ? 2010 ou la guerre de l’usure…

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Si la crise boursière au départ a sauvé les meubles berbères du souffle puissant de la bulle mondiale par le fait que peu de Marocains avaient les moyens de s’amuser sur les places boursières, la facture d’un principe usurier dit mondialisé se partage bien ensuite sur tous en ce monde. Maroc y compris. La facture est redescendue en occident sur les entreprises, puis sur les peuples qui eux assument les erreurs des chefs. Il ne fallait pas rêver plus longtemps pour comprendre que tout ce qui dépendait du nord de notre sphère naturelle allait donc bien écoper de sa part de dividendes négatifs. Simple question de réactivité et de temps. 

Se développer sur le principe des autres avec ces derniers comme décideurs, ou capitaines d’un immense bateau devenu fou, les invitant pendant dix années pour qu’ils débarquent puis s’étendent dans nos ports marocains, c’était aussi accepter les tempêtes faisant partie des possibilités, ou du package général. Cela n’échappait apparemment qu’aux décideurs et à une certaine presse se voulant rassurante fin 2008, plus éclairée économiquement fin 2009 par les indices boursiers. Les usuriers n’assumant pas les responsabilités, puisque tout le système repose sur eux désormais en ce monde, reste la facture de rappel pour toute la base de diverses manières. 

Une Amérique qui s’aperçoit qu’elle ne peut plus maîtriser ses chiffres ni sa puissance, une Europe qui voit son Euro monter, non pas par ses résultats meilleurs mais par la fuite du premier, et les autres qui suivent par dépendance depuis leur indépendance sans vraiment avoir d’incidence dans cette grande règle du jeu, conduite un jour par des G8, des G12, des G20 et qui, même en se mettant à G1200 à Copenhague, ne nous sortent même plus une souris d’un éléphant. 

Des pays qui s’alimentent à plus de 60% d’importations du Nord, qui font appel à des investisseurs étrangers pour développer et désormais pour “sauver” quasiment les logements sociaux par un appel de l’état lancé dernièrement comme un SOS, ou qui commencent seulement à se poser la question de l’industrialisation mais sans plus de génies à la base pour innover face à une très haute technologie déjà présente, ou un développement agricole enfin abordé mais déjà organisé par quelques Européens préparés qui produisent en masse face à des petits agriculteurs locaux qui ne pourront seuls gérer ces changements trop importants, ou une population qui envie le matérialisme et le consumérisme de plus en plus et qui par cela doit faire allégeance aux banquiers pour se payer la Dacia ou leur habitation en béton de 60 m², sous le principe toujours bien présent de l’usure qui ronge de plus en plus vite les pays pauvres et arabes, pour revenir au sujet, la boucle du mal est bouclée… 

PS: Aux dernières nouvelles le CAC40 remonte à plus de 3900 points, les traders auront bien leur prime de Noël en 2009 afin qu’ils ne quittent pas la “World bulle Cie” qui se remet de son dernier éternuement sur tous…  

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2248.html 

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Le Maroc ne dévaluera pas sa monnaie pour soutenir ses activités d’exportation touchée par le ralentissement économique mondial, a déclaré le mardi à Reuters, le gouverneur de la Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri. Il répondait à une question à l’issue de la réunion trimestrielle de la banque centrale marocaine.  

« Nous n’allons pas jouer avec la monnaie nationale en vue de remédier à la situation difficile de certains secteurs », a précisé Abdellatif Jouahri. Il rétorquait ainsi à un journaliste qui désirait savoir si la BAM avait prévu de dévaluer la monnaie nationale pour venir en aide à certains secteurs de l’export comme les textiles, ayant souffert de la crise sur les principaux marchés en Europe.

Le Maroc dispose actuellement d’un système contrôlé de change, et le Dirham n’est ni librement ni pleinement convertible. Son cours est établi quotidiennement par rapport à un panier de monnaies comprenant les devises de ses principaux partenaires commerciaux.

La méthode de cotation actuelle, en vigueur depuis le 25 avril 2001, a été rendue publique pour la première fois dans le rapport de Bank Al-Maghrib au titre de 2006, selon L’Economiste. La formule rapportée par ce journal est la suivante : 1DH = (1/cours de référence USD)*20% + [(1/cours de référence EUR)*80%]* cours EUR/USD = x USD. « Un dirham courant est égal à l’inverse du cours de référence de l’euro multiplié par 80 %, plus l’inverse du cours de référence du dollar multiplié par 20 %. Cette addition est multipliée par le résultat du rapport entre le cours de l’euro sur celui du dollar. Cette opération donne lieu à la valeur d’un dirham courant et son équivalent en dollar ».

La dévaluation du Dirham n’est pas envisagée, mais les autorités sont à la recherche de solution pour faciliter les changes. « Nous pensons à un plan visant à accroître la flexibilité de notre régime de change en vigueur. Le Maroc est de plus en plus ouvert sur le monde extérieur, et nous devons nous adapter à cette ouverture élargi », a rappelé Jouahri.

Cependant, aucun détail du futur plan n’a été donné. « Nous allons partager les détails de ce plan avec le gouvernement quand il sera prêt, puis décider du calendrier et l’étendue de cette flexibilité », a ajouté Jouahri.

Ibrahima Koné

“Fin d’année sous la bâche, début de l’an pour le BTP”

Les dictons en Europe sur le temps deviendront-ils ceux des pays du sud plus souvent habitués au soleil d’hiver pendant que d’autres attendaient le printemps ? Le climat change, pour ceux qui auraient échappé à la vague Copenhague.

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L’année dernière fut l’année où les barrages au Maroc se remplirent au point de déborder et où les agriculteurs après avoir eu les pieds et les champs dans l’eau se réjouirent des rendements, mais ce fut aussi le bilan moins réjouissant des TP et du Bâtiment par ses défauts. Des routes qui disparurent sous les roues, des toits qui tombèrent sur les habitants, des maisons construites implicitement au bord des oueds qui partirent avec les vagues, des morts, et des constats concernant la qualité des réalisations. L’année II arrivée, cela semble se renouveler. 

Voilà dix jours que l’eau tombe sur le Maroc. Le nord était plus touché en 2008/2009, 2009 et 2010 arrivant c’est l’ensemble du pays. Le Souss Massa Draa est une région privilégiée des étrangers recherchant le soleil pour échapper aux pluies d’Europe, mais voilà qu’ils les retrouvent en débarquant à l’aéroport d’Agadir. Pluie et soleil en alternance passe encore, mais pluie et pluie en continu depuis quelques jours userait le moral. Les terrasses sont inondées par ci, des plafonds transpirent chez les uns qui découvrent enfin leur logement chèrement payé ou loué où l’étanchéité  en général n’était pas comprise semble-t-il dans les cahiers des charges des concepteurs, des écoles ferment craignant des risques pour les enfants, des boîtiers électriques crachotent des étincelles par ailleurs, des réseaux de communication ne transmettent plus correctement, les “Allo” habituels s’étant transformés en “à l’eau” en devenant des réseaux sous-marins, des égouts qui n’avalent plus mais recrachent le trop-plein mal odorant, des services techniques divers qui ne répondent pas à l’urgence, certainement occupés à sauver leurs propres structures… Bref les pieds dans l’eau autrement que touristiquement mais parfois plus dramatiquement pour quelques-uns. 

Si la sécheresse est parfois difficile, les pays du sud découvrent de plus en plus les effets de l’extrême inverse maintenant. Le réchauffement de Gaïa notre terre, mère et nourricière à tous, parle avec de plus en plus de force et, par moments souvent inattendus, bloquera-t-elle demain tous les moyens de communication d’un pays ou de continents complets pour prouver aux hommes leurs manques, et qu’elle restera la mère devant des enfants pas toujours très sages avec leurs jeux de construction ? 

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http://www.yabiladi.com/article-societe-3587.html 

Le spectre des inondations du Gharb hante encore les esprits des Marocains. Depuis le début de la semaine, de fortes précipitations s’abattent sur l’ensemble du Royaume. Résultats : des effondrements de maison, des blessés et des morts ainsi que des routes coupées et du trafic interrompu.

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Mardi matin aux environs de 6 heures, deux immeubles de trois niveaux chacun sis dans l’ancienne médina de Casablanca, se sont effondrés, ont rapporté la MAP et d’autres médias nationaux, citant les autorités locales. Les bâtiments étaient situés dans le vieux quartier de Hay Arsat Benslama, non loin des halls d’exposition de la foire internationale de Casablanca. Le bilan est de plus de dix personnes blessées dont certaines gravement et d’autres dans le coma. Ce mercredi, le quotidien Libération rapporte pour sa part, l’affaissement de trois maisons mitoyennes, l’une après l’autre et fait état de deux morts, cinq blessés graves dont deux dans le coma, 14 blessés légers et des dégâts matériels importants.Les précipitations qui se sont abattues sur la capitale économique (41 mm durant la journée du lundi et pendant la nuit de lundi à mardi, jusqu’à 6H00 du matin) et la vétusté des bâtiments sont responsables de ces affaissements, ont indiqué les autorités locales.Dans la même journée du mardi, des vents violents ont perturbé la circulation dans le détroit de Gibraltar. Le trafic maritime entre les ports de Tarifa (Sud de l’Espagne) et de Tanger a été suspendu « à cause du mauvais temps », a déclaré à l’AFP, le capitaine de la tour de contrôle du port de Tanger Abdelmajid Bekkay. Les traversées reprendront une fois que les conditions météorologiques le permettront.Toujours au nord du pays, les pluies ont provoqué des inondations et des dégâts sur les routes, dans la région de Chefchaouen, Tétouan et Larache. Selon un communiqué du ministère de l’Equipement et des Transports, des équipes régionales ont été mobilisées afin de maintenir et/ou rétablir la circulation sur le réseau routier, aussi bien dans le nord que dans le centre du Maroc, qui a aussi connu un mauvais temps.

La direction de la Météorologie nationale a indiqué à la MAP que le temps venteux et pluvieux persistera jusqu’au vendredi. Les régions situées à l’ouest du Haut Atlas, le Haut et Moyen Atlas, le Souss, le Rif, le littoral méditerranéen sont concernées par ces prévisions.

Ibrahima Koné

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 Après certains axes routiers du nord du Maroc, c’est au tour des liaisons maritime entre l’Espagne et le Maroc d’être victime du mauvais temps. En effet, le trafic maritime entre les ports de Tarifa et de Tanger a été provisoirement suspendu mardi “à cause du mauvais temps”, a déclaré à l’AFP le capitaine Abdelmajid Bekkay.

http://www.yabiladi.com/article-societe-3586.html

Maroc ou Europe ?…”J’ai une identité multidimensionnelle à géométrie variable».

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Nous entendons beaucoup de choses en ce moment depuis que certains pays relancent le sujet de l’identité. Sujet non pas réservé officiellement à la France qui tente maladroitement d’officialiser ce sujet par des volontés plus politiques que sociologiques malheureusement. Débat guère plus profond repris par les divers partisans de base politiques, ou religieux, qui s’agitent sans plus d’analyse générale. Ce débat soulève de l’autre côté de la Méditerranée au Maghreb, ou dans le monde arabe en général, des tensions elles aussi très nationalistes en réponse aussi directe. Sans parler de la presse et de ses titres alimentant le feu chaque semaine.

La récupération économique des MRE par le Maroc se faisant quasiment désormais comme des campagnes de pub pour venir investir au pays ou dans celui de ses origines passées selon les générations, est un facteur soulevant une problématique pour d’autres en Europe. D’autres MRE ou issus d’origines réclament des droits en se regroupant associativement afin de faire poids dans les urnes du Maroc, ce qui semble logique pour les MRE, comme par le regroupement nommé Daba 2012, ce qui soulève d’autres questionnements de position chez certains quand MRE et Européens se mélangent administrativement parlant. 

Chacun se sent l’un ou l’autre selon la tournure économique désormais, si nous nous référons à une approche plus sociologique comme celle de l’article ci-dessous, réalisée en Belgique. Les analyses sociologiques élèveraient le débat vers d’autres orientations pour nos politiques de demain si elles étaient plus souvent présentées et non laissées dans les tiroirs.

Comment ne pas s’interroger effectivement en ce moment sur le sens de l’identité nationale, qu’importe le ou les pays concernés, devant une finalité qui depuis un bon moment se chiffre moins devant les couleurs des drapeaux ou l’hymne national que devant la finalité d’intérêts particuliers au moment présent ? 

Que l’homme recherche au même titre qu’une nation ses intérêts, personne ne l’en blâmerait dans cette règle du jeu mondiale, les états, les entreprises, les multinationales recherchant depuis bien longtemps ces mêmes finalités, point toujours pour la grandeur nationale ou collective non plus. 

“J’ai une identité multidimensionnelle à géométrie variable». 

Voilà qui résume très bien une ouverture qu’attendraient certains en ce monde désormais qui devrait faire réfléchir en ce débat actuel, afin de le réorienter plus paisiblement sur des pistes de réflexions plus utiles à tous pour l’avenir. Peut-on reprocher aux gens du Maghreb d’aller chercher ailleurs la part de ce qui leur manque, alors que maintenant les Européens débarquent au sud en nombre de plus en plus important afin de conserver ailleurs ce qu’il perdent au quotidien. Chacun compte en ce sens et trouverait chez l’autre son manque, cela n’échappera à personne donc, bien que cette phrase à géométrie très variable ne semble être issue d’une réflexion universaliste pour l’instant dans les approches. 

Les peuples redeviendront-ils des nomades économiques au même titre qu’hier les gens se déplaçaient en fonction des endroits où l’herbe était plus verte pour leurs élevages ? La notion administrative des frontières et des identités est-elle effectivement un débat à entreprendre sérieusement et plus intelligemment pour le bien de tous demain, puisque nous persistons tous volontairement ou forcés, dans un tout économique ? N’est-ce pas ce trop économique, que beaucoup dénoncent à juste titre devant le genre humain toujours relégué derrière, qui par lui-même apporterait un éclatement de ces dernières réticences pour la réunification des hommes ? Laissons le temps nous répondre et recherchons plus la presse qui nous apporterait de meilleurs éléments, que celle qui ne nous transmet que des partis pris.

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Marocains de Belgique: Attachés au «bled» mais… 

· 55% se sentent Marocains avant d’être Européens

· Corruption, bureaucratie, sécurité sociale,… ce qu’ils reprochent

 

 

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L’enquête sur les Marocains de Belgique est riche en enseignements. Elle fait apparaître l’attachement et les liens forts que les Belgo-Marocains entretiennent avec le pays d’origine. Ce sont exactement 86,4% des participants qui ont des conjoints d’origine marocaine, contre 8,5% qui sont mariés à des Belges. Mieux encore, 60% d’entre eux investissent dans l’achat d’un bien immobilier au Maroc, contre 30% qui sont propriétaires en Belgique. La majorité des personnes interrogées rentrent fréquemment au Maroc: 62% s’y rendent une fois par an, 26% une fois tous les 2 ans. 8% seulement déclarent s’y rendre rarement (3,4% jamais). Les raisons invoquées de ces retours réguliers sont principalement liées aux vacances ou à la visite des parents (69%). Enfin, 77% souhaitent être enterrés au Maroc.


La majorité des Belgo-Marocains ont pourtant la nationalité belge, soit 78,1% (81,8% des femmes et 74,4% des hommes). Parmi ceux qui ne sont pas naturalisés, 4,5% ont entamé la procédure de régularisation, 11% comptent le faire et 5,7% n’en ont pas l’intention. Toutefois, l’enquête souligne que l’acquisition de la nationalité se fait essentiellement pour des raisons économiques: «Confrontés à des problèmes socioéconomiques majeurs, les immigrés marocains ont opté pour la citoyenneté belge dans l’espoir d’améliorer leurs conditions de vie par le biais de l’acquisition des droits civiques». Autre enseignement de l’enquête, elle porte un éclairage sur le pays auquel les Marocains de Belgique se sentent les plus proches. Sur ce registre, les résultats font apparaître l’émergence d’une identité mixte. Près de la moitié des personnes interrogées opte pour l’un et l’autre.
Un jeune Marocain de la deuxième génération témoigne: «Je suis Belgo-Marocain. Je porte deux cultures, deux richesses. Je suis tout cela à la fois». Et un autre de renchérir: «Je suis le fruit toujours en construction de la culture européenne et de la culture arabo-musulmane à ma façon». Cependant, à la question de savoir s’ils se sentent d’abord Marocains ou Européens, 55% des sondés expriment le besoin de se faire reconnaître avant tout comme Marocains. Seulement 21% se disent Européens.
Tout porte à croire que le lieu de naissance influe sur le sentiment d’appartenance. Le sondage montre que l’identification au pays d’origine est 4 fois plus importante lorsque les personnes sont nées au Maroc. A ce sujet, un Belgo-Marocain de la première génération témoigne: «Je me définissais d’abord comme Marocain, défendant un Islam tolérant.
Depuis que j’ai eu mes enfants, je commence à ressentir une identité belge dans la famille, je suis davantage flamand en Belgique. “J’ai une identité multidimensionnelle à géométrie variable”.
Du point de vue institutionnel, la balance semble pencher plutôt en faveur de la Belgique. Une majorité s’est exprimée positivement envers les institutions et les règles sociales belges. La balance s’équilibre lorsqu’on y ajoute le système de valeurs, la qualité de vie, le bien-êre et le respect des religions et des cultures. Mais tel que perçu, le premier problème du Maroc reste la corruption. Celle-ci est aussi l’apanage des natifs du Maroc: «En se rendant à l’administration au Maroc, tout le monde veut gagner quelque chose. Et pour cause: la corruption. Au Consulat, c’est le désordre complet, absolu. On agresse les gens. Bien que ce soit très difficile, il faut changer les mentalités», souligne un Belgo-Marocain.
Les autres problèmes relevés sont plutôt de nature économique ou politique. L’on insiste surtout sur l’inflation, pauvreté, chômage, démocratie et droits de l’homme.
Mais comment les Belgo-Marocains voient l’avenir du Maroc? Quelque 70% estiment que la situation générale du pays s’est améliorée, contre 8% qui pensent qu’elle s’est détériorée. Sur ce registre, les témoignages sont globalement concordants: «C’est grâce à l’amélioration de la situation économique et la prise de conscience des autorités et de la presse marocaine qu’il y a une amélioration. Il y a toujours les ténors en politique, mais il y a un climat nouveau au Maroc, l’on voit de plus en plus de Français qui immigrent au Maroc et qui s’y installent pour investir», témoigne un participant. D’ailleurs, plus de la moitié des participants (53,4%) considèrent qu’il n’est pas bon d’encourager les jeunes Marocains à venir s’installer en Belgique. Un taux qui monte à 59,4% chez les plus de 35 ans. Malgré cela, la plupart des personnes interrogées se disent heureuses (49,6%) et même très heureuses (37,7%).
 

Origine
La majorité des Belgo-Marocains nés au Maroc viennent de la région de l’Oriental. 44% sont d’origine rurale et couvrent les provinces d’Oujda, Nador, Berkane, Taourirte, Jerrada et Figuig. 19% viennent de Tanger-Tétouan, 9% de la région du Grand Casablanca et 8% de Souss-Massa. Les régions du Sud et du Gharb couvrent pour leur part 7,6 et 3,5%. Au niveau de l’enquête, le plus grand nombre de personnes affirment avoir immigré, soit entre 21 et 25 ans (37%), soit entre 15 et 20 ans (33%). 6,8% seulement ont quitté le Maroc après 30 ans. Par ailleurs, 67,8% déclarent avoir déjà un membre de sa famille en Belgique, pour 32,2% qui sont les premiers arrivés.M. N. R. & A. R.

Le panier de la ménagère prochainement dans l’œil de l’observatoire au Maroc

Une société se développe en fonction de ses besoins. Lesquels et pour quelle société ? A force de mettre des charrues devant les bœufs, peut-on ensuite faire entrer les meilleurs moteurs entre les jougs pour mener à bien des chargements devenus trop lourds pour toutes les  bonnes volontés ? La méthode empirique semble encore trop présente dans les sociétés en développement alors que les exemples ne manquent pas par les autres avant eux, qui ne savent plus se dépêtrer des conséquences accumulées depuis très longtemps. Les moutons de Panurge parlent-ils encore vraiment aux esprits ?

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Dix ans de développement, d’investissements externes, de copié collé sur un modèle occidental mondialisé, pour démarrer des projets de société sachant que les bases élémentaires, de l’éducation aux structures administratives et juridiques, passent seulement après par des rappels forcés de plus en plus indispensables, augure-t-il d’un succès pour autant par les décalages qui peuvent devenir des gouffres par le temps, infranchissables ? Le Maroc se dote d’un observatoire de la consommation, disons de la création pour l’instant d’une nouvelle structure qui prendra déjà quelques années avant de commencer à marcher seule “dans une rentabilité” entendons-nous déjà…, selon les attentes du moment. Bon courage donc à ces acteurs nouveaux qui rejoignent l’histoire. Faut-il dire déjà que l’observation se fait par plus de 30 millions de Marocains chaque jour que Dieu fait, réalité quotidienne reprise dans la presse et dans les propres rapports économiques et statistiques pour avoir conscience des abus tant en qualité qu’en prix ? Que nous diront demain ces organismes divers qui pousseront autour de ce projet mère, si ce n’est de nous rappeler les manques à la base qui justifient leur présence d’observateur ? 

Qui dit modèle de développement économique, matérialiste, consumériste, réclame-t-il vraiment un observatoire alors qu’il suffirait de regarder plus haut les résultats sur tous les plans ? Savoir copier les erreurs des autres n’est-il pas garant de prendre en même temps la suite dans le package ? Faut-il se poser les mêmes questions que les pays du nord pour s’apercevoir que les pays en développement se retrouvent par le même schéma avec les mêmes conséquences ? Faudra-t-il attendre demain pour trouver aussi les réponses toujours au nord devant les conséquences qui arrivent déjà à la vitesse grand V ? La Chine a fait en 20 ans ce que l’Europe économique a réalisé en plus d’un siècle, regardons les conséquences maintenant, pas seulement au niveau des comptes mais au niveau des hommes. Sous réserve de ne pas limiter l’évolution d’une société par les poches. N’est-ce pas l’Europe qui s’occupe déjà à coup de millions d’euros des espaces libres occupés par les conséquences des failles d’hier, tout en s’occupant de l’autre main pour accélérer le productivisme des pays émergents pour ses propres fins, ou sa propre faim ? 

Faut-il un observatoire des conséquences des abus pour comprendre ce qu’est le monde en son état, devant le seul Dieu entendu par tous à Copenhague ? 

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http://www.yabiladi.com/article-economie-2243.html

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Le Centre Marocain de la Consommation verra le jour dès 2010 

La protection des consommateurs se renforce doucement, mais certainement. Une étude réalisée pour le compte du ministère du Commerce et de l’Industrie propose une structure d’organisation et de fonctionnement pour le Centre Marocain de la Consommation. L’implication de l’Etat, du patronat et de la société civile est nécessaire pour réussir le défi de la protection des consommateurs, une notion nouvelle au Maroc. 

Le Centre Marocain de la Consommation sera mis en place au courant de l’année 2010. Voilà donc une bonne nouvelle pour les Marocains, qui méritent l’établissement d’une telle structure pour améliorer leur protection face à un marché de produits et de services en pleine croissance. La conception structurelle et fonctionnelle du centre est le résultat d’une étude de faisabilité que le ministère de l’industrie, du Commerce et des Nouvelles Technologies(MCINT) (département du Commerce et de l’Industrie) a réalisée avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Mais, rendons à César ce qui est à César, la mise en place de cette institution est le résultat surtout de la volonté de plusieurs intervenants, publics et associatifs, dont en particulier le MICNT.La vision est claire : créer « une structure d’appui au mouvement consumériste national et plate-forme de développement de services à valeur ajoutée dans le domaine de la consommation et la protection des consommateurs ». Le Centre sera conçu ainsi sous la forme juridique d’une Fondation et administré par un conseil d’administration. Selon les responsables, celui-ci sera constitué de six représentants des associations de consommateurs choisis parmi les associations devant siéger au sein d’un collège consommateurs, de six membres fondateurs choisis parmi les personnalités reconnues pour leur engagement citoyen et un représentant du comité d’experts désigné parmi les membres extérieurs aux représentants des administrations publiques, de la production ou de la distribution ou des partenaires financiers de la Fondation qui y siègent. Il a été précisé que durant les deux premières années, le Centre aura pour mission, surtout, la recherche consumériste, la veille consumériste, la gestion d’un fonds documentaire relatif à la consommation et bien également, la représentation des organisations de consommateurs. Le staff administratif qui assurera le lancement sera constitué de 5 collaborateurs à recruter. Cependant, cette institution prendra la vitesse de croisière dès la troisième année pour « initier les premières activités pouvant être génératrices de revenus ». Celles-ci consistent notamment dans la mise en place d’un système de résolution des litiges de consommation en partenariat avec les associations professionnelles et des labels de consommation en partenariat avec les ADC et à destination des entreprises. Le CMC compte aussi rester ouvert la coopération internationale et nationale dans le cadre de la réalisation de ses missions et objectifs.Pour finir, il faut dire que si la mise en place de cette structure est un gain, elle sera néanmoins jugée par ses actes et ses résultats.

Abdel Ouaheb Baba
Source: Maroceco.ma

Souss Massa Draa, l’âge d’or du trafic de carburant subventionné ou une région HT et une région TTC au Maroc.

Sous Massa Draa. L’âge d’or du trafic de carburant subventionné.

Lire l’article sur Libération.ma

http://www.libe.ma/Region-Souss-Massa-Draa-L-age-d-or-du-trafic-de-carburant-subventionne_a7493.html 

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De Guelmim à Guergarat ou la route du sud. “Le salaire de la peur” en descendant pour les uns, le “Royal Casino” en remontant à vide vers le nord pour d’autres. Le Maroc commence à Tanger et se termine au sud au poste frontière avec la Mauritanie. Même si les instances mondiales ne sont pas encore toutes en accord avec cela, autre sujet. La ligne qui sépare la région Saharienne et le nord du Maroc pour les Marocains est par contre bien connue par ceux qui, pendant ce temps, peuvent profiter de cette situation.  

Vous voyez tous ces camions multicolores sur le marché d’Inezgane remplis de fruits et de légumes partir vers le sud jusqu’en Mauritanie ou le Sénégal pour beaucoup. Pour avoir fait un jour ce trajet avec eux en remontant de Nouakchott, ils ne volent pas le salaire de la peur qu’ils méritent. Deux chauffeurs par camion qui se relayent, ne pouvant pas dépasser les 80/90 km, si tout se passe bien à la frontière et au déchargement et si pas de panne, c’est 6/7 jours aller et retour entre Agadir et Nouakchott en dormant dans le camion et en mangeant rapidement sur la route, au mieux 4 voyages par mois, salaire 4000 dh mensuel ou plutôt 1000 dh “par” voyage sans mouchkil… Ils s’en sortent un peu mieux en remontant des voyageurs entre Nouakchott et le Maroc, tout en étant surveillés par les divers postes de contrôle où ils paient la dime de passage pour pouvoir rester dans les temps de route. Ils s’expriment aujourd’hui, prisonniers entre un système et leurs patrons.

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 Par contre voir un camion vide qui remonte de Laayoune, alimenté simultanément par six ou huit pompes à essence dans une des très nombreuses stations sur cette route unique et payer en liasses de papier des dizaines de milliers de litres de carburant au prix HT et à la vue de tous, n’étonne plus personne depuis des années et représente un marché juteux, bien plus que de descendre les oranges à jus jusque Nouakchott. A raison de 50.000 ou 60.000 litres de carburant ou plus remontés entre Laayoune et Agadir avec une marge nette de 3 dh au litre, faites le calcul… Un retour à vide vers le nord serait plus rentable que la descente bien plus au sud en étant très chargé. Le moindre touriste qui traverse le pays de Tanger vers les autres pays du sud voisins sait faire aussi ses comptes en calculant bien ses frais kilométriques au regard du tarif de l’énergie avalée en route, certains achetant sur Dakhla des bidons vides neufs de 20 litres, vendus en quantité industrielle d’ailleurs dans les stations, et chez tous les épiciers en bordure de route qui doivent faire leur chiffre d’affaires avec cette seule référence, avant de continuer plus au sud où ils sont attendus prioritairement face à la présence officielle des contrôles… 

L’invitation au trafic est quasiment ouverte sur ce genre de route, quand on sait que le Hors Taxes est présent dans les villes du Sahara sud marocain. Une ligne droite en goudron, des pompes qui semblent se faire concurrence dans le luxe ou le kitch et par le peu de clients, vous pouvez répertorier d’ailleurs au minimum un point de carburant tous les 50/60 km désormais entre Guelmim et le poste douanier terminus de Guergarat. Une complaisance certaine d’un marché très implicitement bien organisé au profit de tous, mais subventionné par le nord du pays. A l’heure de ce jour une pompe à essence est en construction, si elle n’est pas déjà ouverte d’ailleurs, à 50 mètres à droite avant le dernier poste frontalier marocain avant la Mauritanie. Au cas où les touristes auraient oublié de gérer leur parcours plus intelligemment ou afin qu’ils ne tombent pas en panne sur les 4 kilomètres de piste restante du no man’s land entre le Maroc et la RIM… Zone neutre, enfin, servant de parking de voitures 6 mois dans l’année, organisé avec des gardiens sur place… Pour ceux qui en plus du HT ne veulent pas dédouaner leur voiture achetée aux vendeurs qui descendent plein sud et encore immatriculée à l’étranger…

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Poste de Guergarat. 2200 Km d’Agadir, reste 450 km jusque Nouakchott