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“Pour une poignée d’euros en plus”. Un western maroco-européen tourné aux studios “Bancarisation and Cie” avec 4 millions de figurants !

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” tous les pays du Maghreb s’accordent à affirmer que l’enjeu majeur est de maîtriser les flux des migrants”

Pourquoi ?

L’argent des migrants, qu’ils viennent d’Europe passer leurs retraites au Maroc ou qu’ils viennent du Maroc via l’Europe afin qu’ils reviennent au pays ensuite, semble être devenu le but final. Mais ne sommes-nous pas dans une mondialisation économico-financière ? Ceux que l’on montrait du doigt hier, ceux qui vivaient quasiment comme des apatrides en Europe et même chez eux en rentrant au Maroc, jalousés, repoussés, sont maintenant attirés par le pays qui ne peut plus s’en passer “économiquement”.

Le Maroc ne tente-t-il pas de tirer toute la couverture à lui alors que le pays reste réticent quand de nombreux Européens désirent eux aussi rapatrier les fruits de leurs biens, quand ils désirent remonter au Nord après avoir eux aussi participé à leur manière, au développement du pays via leurs devises ?

La France et certains pays ne sembleraient pas faciliter ces transferts, mais ne faudrait-il pas que le Maroc joue en toute transparence la réciprocité envers les étrangers résidant au Maroc ? Combien d’Européens ont leurs avoirs bloqués au Maroc suite au désir de retourner au pays natal, combien ont de pénibles surprises ne pouvant retourner leur capital après la vente d’un bien ? Si les discours et les textes parlent de sécurisation des transferts, il semble que la réalité soit autre en situation. Même les MRE des nouvelles générations, avec papiers français ou passeport européen en font les frais…

Mais la migration des Marocains vers l’étranger, si elle permet cette possibilité actuellement, sera-t-elle pérennisée par les générations nouvelles “issues” de familles d’origine marocaine ? La troisième, la quatrième, la cinquième génération issue des Marocains seront-elles un canal de transfert direct d’argent vers le Maroc ? Ces nouvelles générations voient-elles le Maroc comme le pays du retour des vieux jours, ou de plus en plus comme une terre touristique culturelle ? Continueront-ils demain à perfuser financièrement le Maroc ou viseront-ils leurs objectifs propres à l’endroit où ils vivent, ayant de moins en moins de liens culturels et familiaux par le temps ? Pourquoi le Maroc parle-t-il encore de MRE, alors que les intéressés se réclament à juste titre Français ou Européens de plus en plus, reconnaissant souvent aussi être mal acceptés et se sentir vraiment des étrangers quand ils viennent au pays des parents ou des grands-parents et maintenant des arrière-grands-parents ?

Il reste du travail de forme, suite à l’accord entre l’UE et le Maroc sur ce sujet… ou une reconnaissance du Maroc dans l’UE ne serait-elle pas aussi urgente avant que demain la moitié des Européens ne soient de binationalité ou de tenter dangereusement par ailleurs des débats sur l’identité nationale ?

Et si l’argent, le mal de notre époque, arrivait à faire sauter toutes les frontières entre les hommes….

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http://www.bled.ma/mre–la-bancarisation-au-centre-des-d%C3%A9bats-actu-a1831.html

MRE : La bancarisation au centre des débats

En 2007, les transferts des MRE ont représenté 54 milliards de dirhams, un tiers des dépôts des banques marocaines et jusqu’à 40% pour les banques populaires, 8% du PIB et une couverture de 8 mois de ressources en devises pour la balance des paiements sur la période 2001-2007. Les représentants de la Banque Africaine du Développement et l’Agence Française de Développement ont réuni à Casablanca, lundi 16 novembre, banquiers et consultants autour du thème « envois d’argent des migrants : quels cadres réglementaires et quels produits financiers au Maghreb ».Les pays du Maghreb peuvent-ils se passer des transferts de leurs migrants? Assurément non. Car le Maroc n’est pas le seul pour qui ces transferts sont déterminants. La Tunisie est dans une position similaire. En 2007, les transferts des Tunisiens Résident à l’Etranger ont représenté 5% du PIB et 23% de l’épargne nationale. Ces transferts ont connu une augmentation de l’ordre de 4% et de 10% pour le Maroc.
Les Algériens s’y sont mis aussi depuis le début de la décennie 2000. Les estimations disponibles font état d’un montant de flux total des migrants de l’ordre de 1,5 milliard d’euros (soit moins de 1% du PIB).
La France reste bien entendu le premier marché émetteur, sachant que les Maghrébins y sont le plus concentrés.
Aujourd’hui, tous les pays du Maghreb s’accordent à affirmer que l’enjeu majeur est de maîtriser les flux des migrants. L’idéal pour les institutions financières du Maghreb est de pouvoir bancariser les migrants du Nord, leur offrir tous types de services financiers et mettre en place des solutions de bi-bancarisation.
C’est loin d’être chose aisée. Selon certains banquiers, les autorités françaises (pour ne prendre que l’exemple le plus significatif) ne feraient rien pour faciliter ces transferts. Même si le discours officiel voudrait de faciliter le retour vers les pays d’origine. «Plusieurs banques françaises proposent d’intéressantes formules d’épargne aux personnes migrantes pour capter cette épargne », confie l’un d’eux. Histoire de dire que la manne financière est très importante pour les pays d’accueil aussi qui souhaiteraient, contrairement aux discours officiels, capter une partie de l’épargne de leurs migrants. La problématique est toujours d’actualité. Le Maroc reste le pays où la réglementation est la plus sophistiquée en ce qui concerne les transferts et l’ouverture de filiales à l’étranger.
L.A /b>

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