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Archive pour 11.11.2009

Touristes ou MRE, une mouvance sociologique qui fait “parlementer” sur 2010.

 Il semble bien que les chiffres soient matière à jonglage au Maroc au point que les parlementaires y perdent leur darija. Les 10.000.000 de touristes attendus pour 2010 seront-ils des touristes, ou des MRE ? D’après les rumeurs, les ERM expatriés résidents seraient aussi inclus dans ces prévisions, sachant que les chiffres du Maroc concernant ces derniers expriment déjà un sous-effectif, voir nos articles à ce sujet. La situation ne semble toujours pas très claire pour l’administration locale.

Avec humour en réponse, il suffirait de donner les deux photos ci-dessous aux douaniers pour repérage et comptabilisation sur le terrain… 

tourist2.jpg voiture_chargee.jpg

… Mais plus sérieusement, serait-ce si compliqué que cela de savoir le chiffre exact discuté ou discutable depuis des années, ou faut-il combler les manques devant une échéance qui arrive maintenant à grands pas ?

 Les MRE sont-ils comptablement utilisés selon les dossiers ? Un jour touristes, un autre Marocains, Européens ou Français ou étrangers aussi selon…et ce des deux côtés de la Méditerranée. Il serait peut-être convenable de les interroger sérieusement désormais avant de les utiliser politiquement ou économiquement, 4 millions d’hommes attirés ou repoussés selon le moment…

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http://www.senego.com/maroc/la-polemique-sur-les-chiffres-continue/

La polémique sur les chiffres continue

Tourisme,
La polémique sur les chiffres continue,
Les MRE sont des touristes à part entière selon les critères de l’OMT.

Il y a quelques jours au Parlement, la chose a encore une fois été posée sur un ton de questionnement : qui peut être effectivement qualifié de touriste? En filigrane pouvait-on lire que le gouvernement et le département de tutelle en particulier feraient tout pour gonfler les chiffres et atteindre les objectifs tracés pour 2010.

Mais qu’en est-il en réalité ? Si l’on se tient aux explications du ministère du Tourisme, il s’agit tout bonnement d’une appréciation erronée des choses qui, par ricochet, compromet gratuitement les efforts fournis par le Maroc pour faire du tourisme un levier de développement transversal. Or, si depuis 2001, le système de comptage a changé, le ministère n’a pas pris le loisir d’en expliciter les nouvelles dispositions, du moins pas sur une échelle où l’imbroglio pouvait être définitivement écarté. Il aurait fallu engager l’armada communicationnelle qu’il faut pour dire que depuis déjà plus de huit ans, le ministère introduit les MRE dans ses statistiques sur les arrivées touristiques. La nouvelle démarche s’appuie sur la définition même de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) stipulant qu’est touriste, toute personne non résidente passant plus de 24 heures dans un pays. Du coup, les MRE répondent parfaitement à ce critère et le ministère ne peut se donner le luxe de les omettre de sa base statistique. Le débat peut être une fois pour toute clos, si l’on sait que la comptabilisation marocaine est certifiée par l’OMT. Il reste, tout de même, un autre amalgame au sujet des passages des deux présides marocaines Sebta et Mellilia. La réponse du département de Mohamed Boussaïd est sans équivoque, si les personnes venant des présides passent moins de 24 heures sur le sol marocain, elles ne sont pas comptées comme touristes. Quant aux croisiéristes dont le nombre atteint 500 voire 600.000 personnes, ils ne sont pas considérés comme des touristes à ajouter aux bases habituelles de calcul. Ainsi, durant les neuf premiers mois de cette année, le nombre des touristes au Maroc a atteint 6,5 millions. Un chiffre qui prend en considération tous les éclaircissements susmentionnés et devrait atteindre les 8 millions, ou un peu plus, vers la fin 2009. Cette estimation, faite en période de crise, se rapproche de la performance enregistrée en 2008 avec 7,9 millions d’arrivées.En tout cas, malgré la crise, la destination Maroc a su, tant bien que mal, garder le cap de ses ambitions, voire faire mieux que la concurrence. Car selon les chiffres du ministère, le Royaume a réalisé, jusqu’ici, une performance de 5% par rapport à l’année dernière en terme d’arrivées. Mais, les recettes n’ont pas été au rendez-vous, effet collatéral de la crise financière mondiale. Ainsi, par rapport à la même période de 2008, les neufs premiers mois de cette année ont connu une baisse de 8% des recettes. Plus encore, le retard durant le premier trimestre 2009 était de 21% et s’est rétréci graduellement. Les raisons, tout le monde les connaît : baisse de la durée moyenne de séjour, des dépenses de loisir et le pouvoir d’achat du touriste classique qui a pris un coup dur depuis déjà un an et demi.Des destinations aussi attractives comme l’Espagne (-15%), les Îles Canaries (-15%) et à moindre degré la Tunisie (-2%) en ont pâti. Le secteur est entré, faut-il le dire, dans un nouveau cycle marqué par une contraction de la demande de l’ordre de 6% depuis 2007. Le Maroc compte y faire face en maintenant le cap sur la sauvegarde des marchés traditionnels comme la France, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Grande-Bretagne. Une convention a été signée dans ce sens avec les professionnels à Marrakech et Agadir qui sera suivie d’autres opérations d’envergure.La connectivité aérienne avec ces marchés sera, également, maintenue, avec en sus l’installation de nouvelles capacités grâce à la promotion, budgets à l’appui, de destinations comme Marrakech.En effet, sur les 300 millions de DH dédiés à la promotion, la ville ocre s’en taille la moitié dans le cadre de la mise en œuvre d’un plan ambitieux.

Objectifs à l’horizon 2010

Depuis 2001, grâce à l’accord cadre et celui d’application, le Maroc est entré dans une nouvelle phase de développement intégré du secteur touristique.
D’année en année, la vision a gagné en maturité, mettant à profit d’autres métiers, principalement celui de l’artisanat. Le tourisme balnéaire n’est plus l’unique fer de lance. Il a été, depuis, arrimé à d’autres vecteurs d’attractivité comme le tourisme culturel, rural et environnemental. Il fallait bien jeter les bases de l’ambition pour arriver à 10 millions de touristes en 2010. Rappelons qu’à cet horizon, 160.000 lits devront être créés, dont 130.000 balnéaires et 30.000 dans les destinations culturelles du pays. Le volume d’investissement devrait atteindre 8 à 9 milliards d’euros et les recettes 48 milliards d’euros.
Quant à la création d’emplois, l’on s’attend à 600.000 nouveaux postes. Enfin, la contribution du tourisme au PIB devrait progresser en moyenne annuelle de 8.5% pour atteindre 20% à l’horizon 2010.

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