Infos

Vous parcourez actuellement les archives du blog Le blog des ERM de nov  .

Calendar
novembre 2009
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30  
Catégories

Archive pour nov  

Un Français, un auteur, le Maroc…

 

verneuren-livre.jpg

 

vermeren_p1.jpg

Pierre Vermeren, historien français, spécialiste du Maghreb

http://hichambennani.wordpress.com/2009/11/22/pierre-vermeren-%C2%ABau-maroc-on-fait-de-la-politique-fiction%C2%BB/

Pierre Vermeren 

“Au Maroc on fait de la politique fiction.”

Q : Votre ouvrage Le Maroc de Mohammed VI. La transition inachevée vient d’être réédité en France. Comment expliquez-vous son succès ?

R : Il y a beaucoup d’interrogations en France parce que la presse donne un compte-rendu de l’actualité marocaine très aseptisé. La censure du journal Le Monde n’a fait qu’accentuer la demande. Pourtant, le Maroc est un pays qui marche très bien dans l’actualité éditoriale en France, à la fois par intérêt, par amitié et aussi par volonté de comprendre ce qui se passe. Les Français ne sont pas que des touristes potentiels. Une partie de la population française essaye de mesurer la réalité des changements en cours au Maroc.

Q : Compte tenu des changements qui se sont opérés au Maroc depuis la parution de votre livre, auriez-vous envie d’y ajouter quelque chose ?

R : Je rajouterais un chapitre sur la manière dont la presse européenne a traité les dix ans de règne. Les journaux français ont traité de cette question avec beaucoup de désinvolture. La période estivale est très difficile pour faire des bilans. Le suivi d’actualité est très pauvre en France, il est propice au scandale et à la conjoncture. La France a un regard anormal sur les pays d’Afrique du Nord. C’est dommage, parce que les Français ont droit à plus d’information. Par exemple, le PAM (Parti Authenticité et Modernité) est totalement inconnu en France.

Q : Justement, que pensez-vous de ce phénomène ?

R : C’est une tentative de ressouder tous les partis politiques d’obédience royaliste qui ont été créés par l’administration depuis les années 60. On rassemble tous les héritiers de ces tendances, en construisant un attrape-tout idéologique. Reste la nécessité de déterminer une ou des oppositions. Il y a le choix entre une opposition très conservatrice liée au religieux et au nationalisme, et une opposition éventuelle de gauche. Je ne sais pas si le PAM a choisi son adversaire ou bien s’il préfère deux oppositions.

Q : Le PAM est-il une menace pour la démocratie ?

 R : L’histoire le dira. On revient à une configuration très classique où il y a un grand parti qui est un parti de fidélité totale à l’appareil d’Etat et au roi, avec une opposition plus distancée. De ce point de vue, il y a incontestablement une clarification, et l’interrogation porte davantage sur l’opposition qui va se structurer.

Q : Quelles sont les conditions de renaissance de l’USFP ?

R : C’est certainement le passage à une nouvelle génération. Pour le moment, l’UFSP est dirigée par la génération de l’indépendance. La nouvelle génération doit être émancipée de l’histoire du nationalisme marocain pour être en prise avec les débats du monde contemporain liés à la mondialisation.

Q : Quel regard portez-vous sur les partis à tendance islamiste ?

R : La vraie question porte surtout sur l’absentéisme des Marocains aux élections. La scène politique actuelle montre que les islamistes ne représentent pas grand-chose. Si cette masse de la population décide un jour de voter, il y aura forcément une remise en cause des équilibres apparents. Or, on ne sait pas ce que pense la population qui ne vote pas. Peut-être qu’elle est plus éloignée qu’on ne le croit des préoccupations islamistes. Il est très difficile de le savoir, dans une société où il n’y a pas de sondage. On fait donc de la politique fiction. Mais il existe bien une force islamiste militante d’obédience confrérique, comme dans le cas du Cheikh Yassine.

Q : Est-ce que Al Adl Oual Ihassane constitue un danger pour la scène politique ?

R : On peut le penser. Mais peut être qu’ils se situent en dehors du champ politique. S’ils pensent que la religion a la primauté absolue sur le politique, cela change en partie la donne. Ils n’ont pas d’existence légale, mais leurs objectifs relèvent peut-être plus de l’utopie ou de la foi…

Q : Et comment définiriez-vous le PJD (Parti Justice et Développement) ?

R : Ce parti a un certain nombre de propositions sur la société. Il fait partie intégrante du paysage politique, mais c’est probablement un parti qui est divisé : certains cadres veulent intégrer le champ politique pour faire carrière, et d’autres veulent rester purs. Si l’on compare le PJD à l’USFP, on voit que pendant des décennies, ce dernier est resté pur, puis qu’il a finalement intégré le jeu politique, et que cette intégration lui a coûté cher. Mais le Palais semble aujourd’hui dénier toute représentativité au PJD.

Q : Est-ce qu’il y a une régression de la liberté de la presse au Maroc ?

R : Il est évident qu’il y a des contradictions à l’intérieur de la scène politique marocaine qui produisent des tensions fortes à l’intérieur du pouvoir. Au Maroc, la presse ne possède qu’une partie du pouvoir qu’elle pourrait escompter. Le conflit se situe ici : accepte-t-on un partage de l’information ou veut-on revenir au monopole d’État ? Chaque pouvoir essaye de garder sa prééminence, d’où la confrontation en cours.Q : Mais un journal a déjà fermé boutique et plusieurs autres pourraient lui emboîter le pas. Pendant que de nouveaux journaux voient le jour…R : On a une centaine de journaux contrôlés par des groupes économiques qui portent un regard peu critique sur la société et encore moins sur l’État. Les journaux indépendants jouent un rôle politique, de sorte qu’un journal ne peut pas être remplacé par un autre journal. Avec quelques centaines de journaux, il y a une illusion de pluralisme.

Q : Peut-on donc parler de véritable transition démocratique ?

R : Il y a des aspirations à la transition d’une partie de la société. La question concerne moins la nécessité de la transition que ses implications. Est-ce que la transition doit conduire à un partage du pouvoir, ou à une nouvelle répartition des rôles ? Il y a des tensions fortes qui existent entre tous les pouvoirs, dont la presse qui est aussi un pouvoir. Pour le moment la transition a débouché sur un contrôle de l’information plus ouvert, mais si ce contrôle devait se re-monopoliser il y aurait une réelle régression dans la transition.

Q : Peut-on parler d’élite intellectuelle au Maroc ?

R : Dans mon domaine, c’est-à-dire l’histoire, il y a une élite intellectuelle. Le problème, c’est la relève. La génération qui monte est une génération mal considérée dans la société, qui n’a pas les moyens matériels de faire des études approfondies, de lire ce qui se passe à l’étranger, même dans le monde arabe. Il y a une élite intellectuelle, mais dans cinq ou dix ans, pourra-t-on en dire autant avec la relève des générations ?

Q : Et l’élite politique ?

 R : La vie politique au Maroc ne s’est pas totalement émancipée du modèle confrérique, du modèle de la Zaouya. Le modèle du marabout (devenu chef de parti) interdit une vie démocratique et partisane normale. La permanence extrêmement longue des mêmes leaders aux postes de direction démontre que cette élite n’est pas sélectionnée selon des critères politiques ou intellectuels normaux, mais selon des critères inhabituels. Et c’est un élément de fragilisation de la vie politique.

Q : Globalement comment se situe le Maroc démocratiquement parlant par rapport à ses voisins maghrébins ?

R : En Tunisie, il n’y a pas d’espoir à ce stade. En Algérie, il a beaucoup de désespérance sur la nature du pouvoir et sur la structure des inégalités. Au Maroc, il y a un peu plus d’ouverture et d’espoir, mais avec des variations liées à la conjoncture. Le Maroc bénéficie d’une très bonne image en Europe et de la sollicitude de nombreux pays. Cette image positive aide le pays, mais ne peut pas tout résoudre.

Propos recueillis par Hicham Bennani

BIO Pierre Vermeren

1966 : naissance à Verdun

1985 : découverte du Maroc

1996 : nommé professeur au Lycée Descartes de Rabat

2001 : récompensé par le prix Le Monde de la recherche universitaire.

2009 : publie Le Maroc de Mohammed VI. La transition inachevée.

ARGANE & ARG’ARNAQUE… DE L’HUILE A L’OR.

ARGANE & ARG’ARNAQUE… DE L’HUILE A L’OR

arganier2.jpg

L’huile d’Argan valait 140 dh/litre fin 2007, elle vaut 350 dh la même en grande surface garantie pure. Les coopératives augmentent chaque jour au Maroc dans la région concernée et les prix rendus en Europe s’élèvent jusqu’à 300 EUROS ou 3100 Dh le litre sur certains sites Internet « qui défendent éthiquement parlant, seulement, les femmes berbères »ères”. Mais ces dernières, quoi de plus en pôche réellement ? Elles devraient toutes rouler en Logan neuve…délirerais-je encore une fois ? Lisez l’article “des vrais gens de l’Argan”…. 

     L’Arganier arbre ancestral que l’on ne trouve que dans une région limitée du Maroc entre Essaouira et Agadir, ou juste en face également, de l’autre côté de l’Atlantique, dans une région tout aussi limitée quelque part en Amérique du sud. Ne disons pas où exactement, laissons encore ces fruits un moment aux premiers bénéficiaires locaux, développement durable des populations oblige.

 

     Que dit-on et que ne dit-on pas sur cette « fameuse » huile d’Argan ?

     Que sait-on ou que ne sait-on pas quand, même avec toute la meilleure volonté ou inconscience ?

 

     L’homme désire trouver la jeunesse éternelle dans ces produits miraculeux que dame Nature lui offre. Si la science nous permet d’en exprimer ou d’en ressortir un mieux être traditionnel utilisé par les femmes Berbères du Maroc, depuis un temps que les moins de vingt ans et bien plus ne peuvent même reconnaître localement, la beauté des hourries aux grands yeux noirs est maintenant cachée, non point par les montagne de l’Atlas mais par le faux dieu, sonnant et trébuchant, lui aussi présent, à l’ombre des arganiers.

 

     Cet ennemi du vrai et des hommes sait prendre aussi toutes sortes de formes, même utiliser toutes sortes de notions, pour mieux extraire, non pas ce liquide divin, insuffisant à certains, mais l’or, qui perle bien de ces précieuses gouttes, de ces précieuses petites mains féminines, faute de n’avoir pas encore su l’extraire eux-mêmes du plomb.

 

argane-travail.jpg

     Or ou beauté, la plupart ne communiquent donc depuis l’arbre jusqu’aux sites Internet de revente en Europe que sur ses bienfaits de beauté, il faut bien justifier pendant un moment cela pour enfin annoncer le prix de cette beauté.

 

     Qu’il se nomme Mohamed ou Jean-Pierre, qu’elle se nomme Aïcha ou Isabelle, qu’ils soient du nord ou du sud, la tentation du toujours plus déborde désormais des moulins des amandons qui produisent le trop.

 

     C’est vraiment aux femmes Berbères que je pense en écrivant cet article, femmes simples, souvent sans instruction, ayant comme seul pouvoir celui de l’intérieur de leur maison à l’heure des tagines, à l’heure des enfants, à l’heure d’un mari, à l’heure de la courbure de leur reins dans les champs, à ces heures douloureuses surtout qui forment nos si belles cartes postales chez nous, à l’image d’un monde jadis oubliée, où nos grands-mères ou nos mères plus au nord avaient sensiblement les mêmes conditions de travail et de vie.

 

     Les aider ? Certes mais l’époque n’est plus aux années 36 de l’ancien dominateur, et nous sommes encore loin de cette date sous d’autres contrées plus escarpées.

 

     L’époque est au commerce, aux « avoiristes » plus qu’aux êtres, à soi plus qu’aux autres, même si une minorité de personnes hors de toute frontière savent aussi très bien allier commerce et hommes, pardon, femmes. Si tout groupe nécessite une organisation commerciale pour les échanges, faut-il ne pas oublier de positionner l’homme en première position avant de vouloir les aider.

 

     D’ailleurs culturellement parlant, aide-t-on les gens en recherchant à les confiner dans leurs conditions sociales alors que les jeunes de ces pays lorgnent tous sur une évolution pas encore atteinte par leurs générations précédentes ? Faut-il encourager ces petites mains ou encourager leurs filles pour demain vers autre chose ou vers autrement ? Les bonnes intentions commerciales de certains sont-elles déjà perdues par l’aveuglement des comptes trop rapides, inconscients comme conscients ?

 

     L’éthique, le développement durable, l’écologie, l’aide associative, ou simplement le désir de sortir soi-même de ce carcan occidental pesant : qui ne s’est mis en tête désormais ces notions ou ces désirs, mais pour en faire le gain de qui ? Simple prétexte ne faisant qu’alourdir le quotidien et l’exploitation des premières intéressées qui hier ne se posaient pas la question, voyant bien le produit pur sortir entre les meules.

 

     Qu’un commerçant commerce, qu’un développeur développe, mais que font les commerçants qui développent éthiquement, chez les autres ? La valeur écolo est à la mode, elle prime sur les rayons. Mais sur le terrain quoi de plus pour les premières dames de l’argan ?

 

     Mais les chiffres parlent autant si ce n’est souvent mieux aux oreilles des conteurs et des compteurs.

 

Parlons moins et comptons mieux…

 

Si l’habit ne fait pas le moine en France, le flacon fonctionnerait mieux…

 

argan-litre.jpg                      argan-flacon.jpg

280 dh/Litre (25,45 euros)………….. 300 euros/Litre (3100 dh) 

 

     En ce monde restreint de la production d’huile d’argan, il est étonnant de voir autant de coopératives poussant au plus proche des routes dites touristiques. S’il ne faut pas mettre toutes les bonnes intentions dans le même sac final, le nombre annuel de déclarations de ces coopératives nous ferait croire que les superficies des récoltes des amandons se développeraient elles aussi. Il le faudrait au regard de la commercialisation de cette huile dans le monde, qui arriverait à elle seule à en vendre “énormément” plus que la production actuelle annuelle….!

 

     Pour rappel, les dernières années n’ont pas été les meilleures, les amandons manquaient, des producteurs ont dû réduire l’offre et même refuser les travailleuses, sachant aussi que depuis quelques temps les acheteurs d’amandons “à exporter en Europe” oeuvrent sur les marchés locaux dans les bleds pour des laboratoires étrangers qui extirpent seuls le précieux liquide.

 

     A qui appartiennent réellement ces coopératives ? Pour beaucoup à des plus malins à finalité autre que seulement locale et humaine, où les femmes ne touchent parfois que 3 euros la journée bien loin des salaires déjà abaissés ou du Smag , le Smic du secteur agricole officiel. Il existe heureusement des coopératives 100% locales, c’est-à-dire où chacun s’y retrouve par une vraie collectivité d’intérêts pour perpétuer une existence traditionnelle devant le développement économique. Beaucoup de familles de la région concernée bouclaient hier les fins de mois ou d’années grâce à cette petite activité supplémentaire mais ont désormais des difficultés par ce qui se développe et surtout ce qui les dépasse. Comme ce petit regroupement près d’Essaouira qui peine à obtenir son autorisation devant une administration “particulière” ou sous quelles autres raisons cachées, les petits devenant dérangeant pour les plus gros…

 

http://solidmar.blogspot.com/2009/11/tracasseries-administratives-pour-la.html

 

     Vous trouverez aussi quelques Français installés qui jouent le jeu de la qualité et de la transparence au Maroc. Certains travaillent éthiquement et développent réellement des infrastructures en certains villages comme dispensaires, écoles pour les enfants, pour les familles berbères.

 

     A voir le prix de l’huile vendu chez certaines coopératives ou arrivé en France, il serait bien de savoir si enfin les femmes berbères touchent officiellement le Smag et si elles bénéficient enfin de

la CNSS. Devant les chiffres du prix au litre vus sur Internet parfois, elles devraient même avoir au moins dû doubler ou tripler leur salaire…sans oublier les clients européens ou français qui se font bien pigeonner, à 300 euros le litre, c’est 5 euros la cuillère d’huile, la salade deviendra du caviar bientôt. Cela ne dure qu’un temps, mais parfois le temps de détruire tout un pan économique, culturel et humain, dans une autre localité, un autre pays.

 

     Devant la rareté du produit et un impact social humain, celui-ci ne devrait-il pas être strictement réglementé et réservé à cette localité, pour le bien de toute cette région au Maroc ? La question se pose…

 

     Mais ces vrais joueurs, Français ou Marocains, ne seraient qu’une poignée à être représentés officiellement au Maroc. Il ne suffit pas de presser les amandons pour conférer un cachet de qualité, de sécurité, d’appellation pure ou bio, le parcours existe, mais peu le suivent. Certains le critiquent, plus facile que de jouer la transparence eux-mêmes en laissant durer un flou dans le temps, ce dernier bien connu étant de l’argent.

 

     Bref, de la fausse huile ou de la vraie huile de table bas de gamme trouvée chez Marjane et mise en flacons, de la vraie bio à la fausse bio, 100% pure ou 100% pure mais fausse, de la traditionnelle au moulin à main à l’industrielle pressée mécaniquement, laquelle acheter au final….? Nous entendons tout et le contraire, au Maroc ou en Europe et surtout sur les sites internet qui vendent sans aucun respect des lois commerciales, sans aucune certification et en s’appuyant de plus en plus sur les valeurs écolos et éthiques comme de commerce équitable mais uniquement par les termes, par contre tous se rejoignent sur les prix. Sauf ceux qui jouent la transparence, qui se maintiennent dans l’ensemble par des prix équivalents.

 

Mais dans ce dédale de possibilités entre vraie et fausse huile d’argan, multiplié par les vrais et faux arguments de marketing, multiplié de nouveau par des grilles de prix qui partent de 1 à 3 ou  4 au Maroc et multiplié ensuite par une autre grille en France et en Europe, jusqu’à 300 euros le litre ou 3100 dh….ne sommes nous pas dans une bulle financière ? 300 euros Sans aucun contrôle ni certificat, non bio et sans garantie de pureté prouvable du produit…. alors que, pour rappel, les lois strictes sur l’alimentaire et les produits cosmétiques existent en France et sur le plan européen. Pas “bio bio ni pur pur” tout cela, Messieurs les inspecteurs de la répression et des fraudes.

 

     Ah oui, j’oubliais, autre anomalie très graisseuse en l’occurrence, serait la différence de prix entre la cosmétique et l’alimentaire. La différence réside seulement dans le fait que l’alimentaire nécessite un grillage des amandons, afin de lui donner un goût, inexistant quand elle est pure. Là déjà la question et tous les arguments d’une huile gustative se posent d’office, seule la différence du temps sur le grill permettrait de séparer un goût d’un autre ou sa couleur plus ou moins foncée. Maintenant l’arnaque réside une fois de plus dans le marketing, la cosmétique étant la pure, pourquoi cette dernière qui réclame donc moins de travail est-elle au double ou au triple du prix chez les “amateurs” commerçants ?

 

     Pour terminer, nouvelle mode qui vient de sortir : l’huile de karmous. Vous savez ce fruit récolté par les petits vendeurs des rues, sur les cactus en forme de raquette que vous trouvez sur le bord des routes au Maroc, fruit appelé aussi figue de Barbarie. Les graines de ces fruits une fois pressées donnent une huile aux grandes qualités cosmétiques selon les informations. Une coopérative existe et elle ferait des jeunes déjà… Accrochez-vous à votre écran en lisant la suite…..vous y êtes…..1000 euros ou 11.000 dh le Litre…!

 

     Heureusement la folie n’a pas encore gagné les oliveraies du Maroc, que les hommes nous en gardent…

 

Pour une meilleure connaissance sur l’argan : http://fr.wikipedia.org/wiki/Arganier

Jour de fête…

abraham-sacrifice.jpg

Jour de fête ou jour spirituel de méditation ?

     La question se pose de manière récurrente plusieurs fois chaque année et sous toutes les latitudes et longitudes en ce monde.

     Il y a environ 3900 ans, époque où le sacrifice humain était encore pratiqué par certaines communautés, époque où l’unicité et l’universalisme n’étaient pas encore des notions humaines, un homme pensa autrement que la foule.

     L’évolution des hommes fit que le sacrifice fut remplacé alors par des animaux. L’homme venait de monter une marche, même si les habitudes ne changèrent pas aussitôt. Il fallut un autre messager, puis encore un autre ensuite, pour arriver à faire admettre à l’homme qui n’avance bien souvent que par empirisme, que l’évolution devait faire alliance avec changement de comportement ou recherche d’esprit dans la compréhension.

     Mais faute de recherche immatérielle intérieure, le matérialisme et le symbolique extérieurs reprirent le devant, la vie quotidienne étant une source faussement plus sûre que celle promise pour les lendemains lointains. Du symbolisme d’Abraham à comprendre, la récupération ne se fit pas attendre. L’histoire changeant selon les intérêts, le sacrifice d’Isaac devint celui d’Ismaël ensuite.

     Mais toujours la symbolique du sacrifice entretenue et payée encore par des millions de moutons ce jour.

     N’est-ce pas un jour où les couteaux devraient se poser, où les gens devraient se retrouver pour enfin, par les plus savants, les inviter à ouvrir ensemble les livres sous l’ombre des maisons, des mosquées, et réunir les frères Isaac et Ismaël et effectuer enfin le dernier sacrifice, en égorgeant pour une fois le faux, qui profite à une poignée d’hommes de ce monde ?

     A tous nos frères sans frontières, bonne fête de la méditation.

la-pensee-unique.jpg

L’immobilier marge, en marge de la société au Maroc.

 Après la lessive de l’immobilier, une certaine “transparence” arriverait, où les agents extérieurs ne feraient que révéler enfin tout haut ce que chacun comprenait déjà de manière très audible tout bas.

maison-transparente.JPG

Le secteur du bâtiment est dans tous les pays un vecteur de base très important qui stimule économiquement des milliers ou des millions de personnes. Un secteur qui ferait travailler beaucoup de gens mais dont le gâteau ne serait pas partagé par tous les intervenants professionnels, autre sujet.  Mais qui trop étreind, n’aime plus vraiment et n’est plus aimé pour la pérennisation de ses objectifs. Au regard des marges soulevées dans cette étude, nous comprenons pourquoi le secteur de l’immobilier concernant les Marocains à leur niveau social est en décalage total avec le secteur du bâtiment des investisseurs et étrangers.  

Multiplier par 4 ou 5 les marges du social en montant les fausses marches jusqu’au très haut standing vers des étrangers ou des MRE est exponentiellement multiplicateur. Bien que l’étude ne parle pas de la partie cachée dite “noire” du secteur, non comptabilisée. Les indicateurs de l’étude ne tiennent pas compte non plus des particularismes mais plus d’indices moyens, les seuls dont ils peuvent disposer. La transparence a ses limites.  S’apercevoir aujourd’hui que certains promoteurs abusent est une plaisanterie ou c’est alors prendre les gens pour des naïfs de première. Voir des programmes de standing proposés à 20.000 ou 26.000 ou 35.000 dh le m² alors que le particulier qui gérerait seul sa construction divise par dix ces sommes, ce ne serait plus des “invraisemblances” mais de l’ordre du délit et du pénal. Jusqu’à 100% de marge serait donc bien “le minimum du minimum” pour certains promoteurs. 

Le foncier est cher en belle place certes, mais en le divisant par le nombre d’étages et de surfaces au m² vendus l’argument ne tient pas jusqu’au bout. Le standing augmente le prix, certes, mais à part l’ascenseur, ce ne sont pas les quelques m² de marbre de troisième catégorie dans l’entrée, en carrelage imitation marbre maintenant, les zelliges d’une salle de bain et le plan de travail d’une cuisine en pierre, qui deviendrait multiplicateur au final. Certes que dans le vrai standing sur mesure en villa de star, les demandes peuvent faire exploser le prix final, mais les luxueux clients attendus qui réclameraient de la robinetterie en or, une piscine olympique, le style des artisans traditionnels du Maroc dans toutes les pièces et des palmiers tous les 5 mètres ne semblent pas se bousculer aux portes du marché habituel dont il est question. Les clients qui ne comptent pas sont aussi rares au Maroc que les yachts dans les marinas, les zodiacs sont encore plus fréquents…

Si acheter un terrain et poser son rêve au soleil du Maroc est encore possible, et si le pays mérite encore de recevoir ses hôtes investisseurs divers, il est bien de conseiller les signataires prochains et de les encadrer enfin professionnellement. Mais le promoteur est-il pour autant dans la transparence et le respect du client, alors que le marché se présente ouvertement comme un panier à crabes ou une cage à pigeons étrangers, quand les informations circulent dans le monde à la vitesse de la presse et d’Internet ?  Le client étranger n’a-t-il pas intérêt à solliciter un mandataire, lui-même étranger sur place, pour réaliser son projet, soit un représentant à titre personnel de “ses” intérêts ? 

L’audit sur un projet et le conseil ne sont-ils pas bien moins chers au Maroc avant qu’après ?

Posez la question aux silencieux “dindons de la farce”, anciens “pigeons”, qui se retrouvent aujourd’hui avec des logements achetés 25.000 dh le m² alors que les mêmes logements  se vendent avec 40 % de baisse un an après, et encore difficilement. Leurs petits enfants récupèreront cela demain, ou pour certains les ruines devant la sous qualité réelle qui ne manque pas de s’exprimer dès la remise des clés pour beaucoup.

———————————————————-

http://www.leconomiste.com/article.html?a=96986

Immobilier: Jusqu’à 100% de marges 

· Particulièrement dans le haut standing

· Mais le risque de ralentissement sur la dynamique de croissance est réel

marge-promoteurs.jpg

INVRAISEMBLABLE!  La marge bénéficiaire du promoteur immobilier peut atteindre jusqu’à 100% dans le haut standing. Ce sont les conclusions de l’étude de McKinsey commanditée par le ministère des Finances dont L’Economiste détient copie. Si le constat aujourd’hui est que les promoteurs boudent le logement social, sous prétexte qu’il n’est pas lucratif, c’est parce qu’ils s’orientent de plus en plus vers d’autres segments plus rémunérateurs. Selon l’étude, «la marge des promoteurs se situe autour de 15 à 20% sur le logement social. Cette même marge grimpe à 30 voire 50% dans le moyen standing.  

Pour combien de temps encore?
Après plus de 10 ans d’euphorie, l’immobilier affiche ses premiers signes d’essoufflement. Tous les indicateurs montrent que cette tendance va se confirmer voire s’aggraver dans les prochaines années. L’étude annonce un risque de ralentissement de la dynamique de croissance à moyen terme. Risque attribué principalement à une éventuelle baisse des réserves de change.

Pour avoir plus de visibilité, le ministère de l’Economie et des Finances a commandité cette étude dans l’objectif d’élaborer des scénarios d’impact de la crise internationale sur l’immobilier au Maroc et les réponses stratégiques possibles.

In fine, l’étude devra servir de base documentaire afin de déterminer et orienter les décisions à prendre par le comité de veille stratégique. Les principaux objectifs de l’étude consistent d’abord à mieux cerner les enjeux et dynamique que connaît l’immobilier en général à travers l’ensemble de ses composantes (construction, promotion, développement…). Ensuite, mettre en place un système de monitoring pour le suivi et l’anticipation de l’évolution de ce secteur hautement stratégique. Autre objectif et pas des moindres: l’examen des leviers de stimulation et de régulation de l’activité dans son ensemble.

Selon les premières conclusions, les enjeux socioéconomiques du secteur sont colossaux. L’immobilier (construction/promotion) participe à hauteur de 13% au PIB et a généré en 2007 plus de 900.000 emplois directs. L’activité de construction est à ce jour le premier moteur de l’investissement à hauteur de 100 milliards de DH. En même temps, l’immobilier reste l’un des secteurs les plus consommateurs de devises. Il en consomme l’équivalent de 30 milliards de DH (soit 12% des importations nationales).
Le monitoring de l’activité de construction au Maroc tel qu’apprécié par le cabinet d’études relève plusieurs constats. D’abord, le maintien du volontarisme des investissements publics dans l’infrastructure quelle que soit la conjoncture. Ce qui a permis d’atténuer l’impact de la crise internationale sur le secteur. Pour preuve, le secteur a enregistré une hausse de 23% des investissements publics de janvier à juillet 2009 (comparée à la même période en 2008).

En revanche, le risque de ralentissement plane toujours sur la dynamique de croissance à moyen terme du fait d’une éventuelle baisse des réserves de change.

Autre ralentissement avéré cette fois-ci, la production d’unités de l’habitat social.
Sur ce segment précis, le taux de ralentissement avoisine les 30% sur le 1er semestre 2009 (comparé à la même période en 2008). Cette contre-performance a été principalement enregistrée dans les régions de Casablanca, Marrakech, Meknès.

Elle est attribuée essentiellement à une problématique liée à l’offre. La baisse du régime de l’habitat social, les consultants l’expliquent en partie par le tarissement du foncier public dans les grandes agglomérations et le non renouvellement des conventions par les promoteurs privés. Le gel des conventions de réalisation de logements sociaux date de début 2008. Et ce, suite à la réduction des avantages fiscaux de la loi de Finances 2008.
 S’y ajoute la rareté du foncier public mobilisé pour couvrir les régions à forte demande (Casablanca, Rabat, Salé, Tanger, Tétouan…). Autrement dit, il est devenu impératif de mobiliser les réserves privées pour du logement social accessible (entrepôts, usines, hangars… dans les centres-villes), recommandent les consultants.
De 2002 à 2009, seules 89 conventions ont été signées par les promoteurs privés dans le cadre de l’article 19. Soit la production d’environ 230.000 logements sociaux en 7 ans. Sur les 230.000 logements, seuls 50% sont concrétisés. L’autre moitié est répartie entre des conventions gelées (50%), d’autres résiliées ou encore résultant de la désaffection des promoteurs.



Périmètre de l’étude 
NEUF sous-segments de l’immobilier sont analysés (années référence 2007-2008). Parmi eux: les travaux publics et grands projets (ports, aéroports, routes, autoroutes, barrages…), les infrastructures de service public (hôpitaux, écoles, complexes sportifs, mosquées…), l’habitat social (dont le prix est inférieur à 300.000 DH), l’habitat économique (cas des maisons de type marocain, auto-construction). Autres segments à l’étude: le résidentiel (appartements de moyen standing), le haut standing (villas et appartements, y compris les résidences touristiques) ainsi que l’immobilier industriel et logistique (usines, complexes industriels)… L’immobilier d’affaires et commercial n’est pas en reste. Sur ce registre, l’étude a focalisé les sièges d’entreprises, les plateaux-bureaux, magasins, centres commerciaux.
Amin RBOUB & Bachir THIAM

Immobilier au Maroc. La grande lessive commence…

lessive.jpg

Un humoriste français bien connu disait :

“Maintenant les lessives lavent plus blanc que blanc, j’arrête de laver mon linge, j’ai peur que mes vêtements deviennent transparents, j’ai déjà l’air bête avec des rayures…”

 

La crise lave plus blanc que blanc l’immobilier au Maroc. Pour la transparence, attendre encore tous ses prochains effets…

Un article qui soulève non seulement les effets de la crise sur le secteur plus qu’opaque de l’immobilier marocain, mais qui soulève aussi chez de nombreux acheteurs des années précédentes une masse de questionnements. Voir baisser de 40% certains logements de “faux standing” laisse entrevoir que certains promoteurs auraient pu abuser hier des investisseurs ou de particuliers qui, eux aussi, pensaient pour beaucoup, dans la même logique, en abuser d’autres à leur suite. 

Si les promoteurs se mettent à faire les soldes du blanc en cette fin d’année 2009, aux investisseurs des 5 années passées de faire les tristes décomptes maintenant. Se retrouver avec un bien payé parfois 50% de ce qu’il vaut aujourd’hui, sans parler de la partie “noire” de 20 à 50%, invisible elle et non transparente, les “pigeonnables” deviendraient bien “les dindons de la farce” en 2010. Mais qui dit baisse ne dit pas encore spécialement prix réels ou justes au regard d’un service honnête.  

Le prix de la construction est connu officiellement au Maroc, tout le monde le sait désormais, bien qu’officiellement les administrations ne l’aient jamais caché ni les petits entrepreneurs qui en font eux aussi les frais. Si le service se paie en passant par des agences de promotion, tout travail méritant salaire, les marges feraient dresser les cheveux sur la tête de beaucoup de gens, de tous… Tenez justement les marges… Paieriez-vous un appartement à votre promoteur si ce dernier vous construisait le vôtre ? Un article demain sur ce point. Quelle image ont les étrangers et les Marocains désormais de ce secteur, après tout ce qui se dévoile doucement par cette crise qui, comme certains le disaient hier, nettoierait et aurait du bon ? 

————————————————————– 

http://www.creditimmobiliermaroc.com/immobilier-et-credit-au-maroc-en-2009-un-marche-en-debut-de-convalescence/

Immobilier et crédit au Maroc en 2009 : un marché en début de convalescence

imm.jpg

L’immobilier au Maroc en 2009

Le segment haut de gamme affiche le recul le plus important. Dans certaines villes, la baisse des prix par rapport à l’été 2008 atteint 40 %.
Face à des clients plus exigeants et frileux, les promoteurs ne demandent plus d’avances et baissent la quotité du «noir».
Malgré une forte demande, les biens de moyen standing et économiques en tassement en raison d’une offre presque inexistante.
Un bilan d’année morose, associé à une légère reprise depuis le mois de septembre. Voici, peu ou prou, le constat établi par les acteurs du secteur dans les six villes du Royaume où nous avons mené l’enquête : Agadir, Marrakech, Rabat, Tanger, Fès et Casablanca.
Stagnation des prix affichés par les promoteurs et attentisme de la part des acheteurs potentiels sont les traits communs qui reviennent constamment dans les témoignages recueillis auprès des professionnels.
Certes, chaque ville présente des caractéristiques spécifiques, de manière générale, les explications et analyses se ressemblent.

Pourquoi la crise du haut standing ?

A l’unanimité, c’est incontestablement le segment du haut standing qui a souffert le plus : en l’espace de 18 mois, c’est-à-dire depuis l’été 2008, les prix de vente de biens ont chuté jusqu’à 40%. Plusieurs raisons expliquent cela.
Estimée à 5% sur le territoire national, la demande pour ces produits, dits de haut standing, reste davantage liée à la baisse de la demande étrangère, composée essentiellement de Marocains résidents à l’étranger (MRE) et de clients européens et américains. La crise économique et financière qui a sévi sur les deux continents dissuade les clients potentiels qui préfèrent remettre à plus tard leur investissement. «Un fort attentisme des clients étrangers a été observé. Au premier trimestre de l’année, nous recevions presque quotidiennement des mails de clients qui pensaient que les prix seraient davantage négociables à la baisse. Or, il n’en est rien, les prix ont été maintenus», déclare depuis Rabat Pascal Gheller, le responsable Maroc du réseau immobilier Repimmo.
Crise ou pas crise, le créneau commençait depuis plusieurs mois déjà à montrer des signes d’essoufflement, face à une clientèle devenue plus avertie et pointilleuse. Si avant les acheteurs n’avaient pas de grandes exigences face à une offre réduite et restreinte, «ils ont gagné en connaissance et compétence entre aujourd’hui et il y a cinq ans», fait remarquer William Simoncelli, directeur de Carré Immobilier, une agence présente à Casablanca et Marrakech. Confiants, les promoteurs et propriétaires gourmands ont continué à afficher des prix excessifs et bien au-dessus de la qualité des produits. Jusqu’au moment où ils se sont rendu compte que la demande avait pratiquement disparu. «Dans le Guéliz à Marrakech,nous avons vu des projets vendus à 20 000 DH le mètre carré descendre jusqu’à 12 000 DH», indique le directeur de Carré Immobilier.

Le marbre ne veut pas dire forcément haut standing

Comment le marché en est arrivé là ? En plus de la traditionnelle inadéquation entre l’offre et la demande due aux superficies des habitations bien souvent beaucoup trop grandes, l’on trouve également l’éternel problème de la qualité. Haut standing, moyen standing supérieur, moyen standing, bas standing supérieur… «Ces terminologies ne veulent pas dire grand-chose», pour Laurent-Paul Alteresco du réseau Repimmo Rabat.Le problème vient du fait que de nombreux promoteurs construisent tout et n’importe quoi.Ils savent très bien faire dans le clinquant. Réaliser une entrée tout en marbre est à leur portée, seulement, en y regardant de plus près, l’on s’aperçoit que de nombreuses choses font défaut : l’épaisseur des murs, la provenance des matériaux, l’origine des produits posés dans l’appartement, la qualité des robinetteries. Lorsqu’un promoteur propose un haut de gamme supérieur qui en réalité s’apparente plutôt à du moyen de gamme, et qu’il annonce un prix de départ de 18 000 - 20 000 DH/m2, il ne faut pas s’étonner que les prix tombent ensuite». C’est ce constat similaire à l’ensemble des opérateurs du marché qui explique en grande partie la baisse de certains produits ainsi que le retour à un semblant de justes prix.

Perte de confiance des clients

Assistant à la baisse des prix plus ou moins importante selon les régions, les particuliers ont perdu en confiance face à un climat teinté de folles spéculations et de surenchères.
Pour l’heure, les prévisions des opérateurs pour les six prochains mois sont formelles : les prix ne baisseront plus et seront maintenus.

Suppression des 20 % d’avance,moins de noir

 Mais faute de pouvoir baisser les prix, certains promoteurs commencent à user d’autres méthodes. Certains acceptent de faire signer des compromis de vente aux particuliers sans exiger les 20% d’avance requis selon les termes habituels. «Honnêtement, à Marrakech, cela ne s’était jamais vu auparavant », constate Mehdi El Barroudi, responsable de l’agence Immarrakech. «Cela signifie aussi que, désormais, le pouvoir est passé du côté des acheteurs», note-t-il.
Autre phénomène de nature à réjouir les particuliers : la pratique du non-déclaré systématiquement exigé par le vendeur, tend à se réduire, allant jusqu’à disparaître de certains projets. Plus connu sous le nom de «noir» ou encore «hors contrat», il représente un véritable fléau pour les agences et leurs clients. Le noir est le montant que l’acquéreur d’un bien immobilier ou foncier paie et ne déclare pas aux services de l’enregistrement, c’est-à-dire au fisc.Véritable engrenage qui débute au moment de l’achat de matériaux de construction sans factures en passant par certaines prestations administratives généralement lentes et qu’il est possible d’accélérer moyennant quelques billets, les promoteurs n’ont alors pas d’autres choix que de «se faire rembourser» sur le dos de leurs clients, en exigeant une partie non-déclarée de la somme à verser. Bien que certains grands groupes aient officiellement banni ce genre de pratiques, il n’en demeure pas moins que le noir reste encore répandu dans le secteur à tel point que «sur dix ventes perdues, six sont causées par le problème du noir» , signale Cédric Elsener à l’agence Maroc Immobilier Capital à Fès (en partenariat avec Jemaa El Fna Immobilier). «Régulièrement, des ventes ne sont pas conclues à cause du non-déclaré exigé par le vendeur, qu’il soit promoteur ou non», note Laurent Paul.Si dans certaines villes comme Tanger ou Fès, cette somme pouvait atteindre des pics allant jusqu’à 50% du prix total de la vente, la moyenne communément admise est de 20 à 30% selon les villes.
Mais le noir est aujourd’hui en perte de vitesse dans toutes les villes.Mieux encore, des promoteurs ont compris que proposer des prix transparents s’avère être un créneau lucratif afin de récupérer une partie de la clientèle généralement éconduite par les promoteurs exigeant du noir. « A Tanger,nous voyons de plus en plus de projets sur lesquels est explicitement écrit “100% transparent” ou “100 % déclaré” », note Pascal Gheller.

Assainissement du marché et sélection naturelle

Partout, les opérateurs évoquent l’une des conséquences positives de la récession : l’éviction des non-professionnels du marché, forcés de retourner à leur ancien métier. Le boom immobilier dans le Royaume a fait naître des vocations de promoteurs et d’agences-immobilières à des personnes dont le métier était tout autre. Avec la baisse sensible des demandes, les intermédiaires ou samsaras sont retournés à leur premier métier, de nombreux petits promoteurs se retrouvent au chômage et sont parfois contraints de baisser leur prix afin de liquider leur stock. «Les intermédiaires sont revenus à leurs anciens métiers avec la baisse de la demande», nous dit Laila Benhallamde l’agence Guy Hoquet de Marrakech. «Nous sommes de plus en plus sollicités par des samsara qui veulent travailler avec nous. Ils sont de moins en moins sollicités par les acheteurs intéressés dans le centre ville. Aujourd’hui, les particuliers désirent être encadrés du début jusqu’à la fin d’une transaction et c’est le cas dans les agences. Nous avons déjà recruté des samsara.Les particuliers ne leur font plus confiance.Les intermédiaires nous ramènent des clients et obtiennent une commission sur les 5% perçus par notre agence».Au bureau Century 21 d’Agadir, Jean Eudes Madiot, conseiller en immobilier, décrit sans détour les relations d’intérêt fréquentes qui naissent entre les agences immobilières et les intermédiaires. Certains nient le fait de recourir aux samsara,ou alors «très occasionnellement», d’autres édulcorent leur propos et préfèrent plutôt parler de «rapporteur d’affaires».

Moyen standing et logement économique : production en temps mort

Délaissé ces dernières années par les promoteurs qui s’étaient lancés dans le haut de gamme, les produits de moyen standing et économiques, dont les prix ont légèrement baissé selon les villes, sont devenus une denrée rare.Pourtant, la demande d’acquisition sur ces segments sera amenée à être soutenue dans les prochaines années à venir. La situation est critique selon Adel Bouhaja, le président de l’Association des lotisseurs et promoteurs immobiliers de la région de Marrakech (ALPI), également vice- président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) : «Les gens sont à la recherche de logement économique et de moyen standing et nous n’avons rien aujourd’hui à leur proposer. Nous n’arrivons plus à produire,les banques ont arrêté de financer les projets depuis six mois».Un sérieux problème qui avait déjà été évoqué récemment dans nos colonnes (voir l’édition de La Vie éco du 23 octobre 2009).
Depuis la rentrée, la majorité des intervenants sollicités pour l’enquête affirment néanmoins qu’un début de reprise est observé. Les clients appellent, envoient des mails, viennent se renseigner sur place, certains font des visites. Les opérateurs restent optimistes et sont conscients que la reprise sera lente et qu’il faudra du temps pour rétablir le lien de confiance rompu avec les acheteurs.

par Myriam BLAL de la vie éco

Zakat ou CNSS ? Solidarité individuelle ou collective ?

mendiant-maroc.jpg  

 cnss-log.jpg 

 Plus de trente millions d’habitants pour 2 millions de déclarations à la CNSS pour autant d’évasion sociale. Comment se positionner au Maroc dans un secteur professionnel où chacun a ses propres règles ? Toute société se doit d’avoir des règles communautaires, l’homme n’ayant pas encore en lui sa maîtrise individuelle plus sage dans un groupe, même les démocraties les plus développées ne peuvent avancer à long terme si la population n’est pas partie prenante au sein du groupe. Trop en demander aux gens d’un côté crée un déséquilibre, ne pas leur imposer de règles sociales n’est-il pas une forme d’anarchie sociale qui ne fera pas bon ménage prochainement avec les objectifs envisagés ? Les lois peuvent-elles être appliquées de manière plus ferme auprès des entreprises ? Il le faudra bien si le partenariat entre le Maroc et l’Europe désire poursuivre des accords économiques et continuer à voir des investisseurs étrangers venir s’implanter vers l’Atlas. Les premiers en faisant les frais se devant de respecter scrupuleusement les réglementations, les étrangers n’échappant pas aux applications et aux contrôles. 

Le retard entre l’officiel et l’implicite trouve ses raisons, encore plus quand une société change de cap. Certes l’application des lois et des règles de vie sociales reste à rattraper au Maroc pour officialiser demain une entrée la tête haute face aux marchés mondiaux, et non plus rester dépendant d’eux. Mais le défi semble aussi important que le gouffre qui sépare ceux qui réclament des avantages à la base sans vouloir donner de manière solidaire en échange.   Combien se plaignent de ne pas être pris en considération en entrant dans les hôpitaux au Maroc,et en sortant avec à la main l’ordonnance à assumer seul, mais esquivent vite le sujet de l’officiel quand, en contrepartie, ils ne veulent jouer la solidarité collective. S’ils justifient le manque des hôpitaux parfois, il faudra bien à un moment que les deux extrêmes se rejoignent.  Seule sortie… 

—————————————————

http://www.leconomiste.com/print_article.html?a=96816

Sécurité sociale
2 millions de personnes dans la nature

Contre 2,071 millions de salariés déclarés à la CNSS

cnss.jpg


 Le secteur agricole, le moins représentatif.
L’ampleur de l’évasion sociale et du travail non déclaré fait frémir. Le gap entre la population potentiellement assujettie au régime de sécurité sociale et celle effectivement déclarée dans les registres de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) est évaluée à un peu plus de 2 millions de personnes (plus exactement 2.017.373), soit à peu après autant que le nombre de salariés déclarés. Que font donc les inspecteurs du travail, chargés de faire respecter la législation sociale? En attendant que la réforme du contrôle à la CNSS donne ses fruits (il faudra attendre quelques années), des centaines d’entreprises continuent donc d’opérer dans un environnement de non-droit, biaisant ainsi les conditions de la concurrence.


Curieusement, les syndicats mettent très peu en avant la lutte contre le travail au noir dans le processus de dialogue social. C’est toujours la question des augmentations des salaires qui est au centre de leur agenda au point d’oublier que l’un de leur rôle consiste aussi à défendre les droits de leurs adhérents.
«Parmi les 2 millions d’assurés déclarés à la CNSS (voir encadré), 52% le sont moins de 6 mois par an», précise El Miloudi El Mokharek, secrétaire national de l’UMT. Le poids des intermittents dans les fichiers de la sécurité sociale tient certes pour une large part, à l’effet de saisonnalité de certaines activités, mais il traduit aussi l’importance des sous-déclarations et de la fraude sociale. Ce qui exacerbe la concurrence déloyale aux dépens des entreprises qui sont en règle avec la loi. A la technique habituelle de dissimulation des effectifs, s’ajoute celle de la minoration de l’assiette des cotisations. Dans les activités à forte intensité de main-d’œuvre, ne pas déclarer tous ses effectifs est même devenu un argument concurrentiel. Et bien souvent, des «tricheurs» arrivent à décrocher les appels d’offres en pratiquant des prix de revient imbattables. Les entreprises de travail temporaire et d’intérim connaissent ce phénomène.


«C’est un manque à gagner pour la CNSS. Tous les efforts doivent converger pour élargir la couverture et faire entrer le reste dans le champ d’application du système », insiste le responsable de l’UMT. Sans dire lesquelles, El Mokharek préconise en effet des mesures plus dissuasives envers les fraudeurs.
Saïd Ahmidouch, DG de la CNSS, préconise quant à lui une grande proximité avec les affiliés et assurés. Pour élargir la protection sociale, la CNSS se fixe l’objectif de 2,385 millions d’assurés contre 2 millions à fin 2008, répartis comme suit: 117.895 salariés dans le secteur agricole, 100.304 dans le BTP, 58.537 dans l’industrie et le reste pour les autres services.
L’équipe managériale ne peut cependant pas faire face aux fraudes sociales sans l’appui des différentes parties concernées: les syndicats en s’attaquant plus sérieusement au sujet des droits sociaux au lieu de ne mettre l’accent que sur les négociations d’augmentations de salaire, le patronat en traquant le travail au noir et l’Etat. La CNSS a engagé un long processus de réforme des services d’inspection et du contrôle. Il s’agit de gagner en confiance et en transparence. L’identification des entreprises à contrôler se fait par une équipe, le contrôle est accompli par une autre, pour limiter les risques de copinage.
La CNSS a cependant amélioré ses principaux agrégats sur les 10 dernières années. L’évolution moyenne du nombre d’entreprises déclarantes est de 4,7% de 1994 à 2008 (59.199 à 112.428) tandis que le nombre d’assurés déclarés a évolué de 5,9% sur la même période (933.000 à près de 2 millions de personnes). La masse salariale a quant à elle évolué de 7,1% de 1994 à 2008. Le montant des prestations servies ont augmenté en moyenne de 7,8%.
Les secteurs les plus représentatifs sont le commerce et réparation automobile et les articles domestiques avec 28% des entreprises déclarantes, suivis des BTP et l’immobilier/location et services aux entreprises ex aequo avec 14% des entreprises et les industries manufacturières avec 12% des entreprises. Les moins représentatifs sont le secteur agricole avec 2% seulement des affiliés déclarants, les transports/communications et la santé.
Les secteurs qui déclarent le plus de salariés sont les industries manufacturières avec 27% des salariés, suivies des BTP (17%) et le commerce et réparation automobile et articles domestiques (15%). Les secteurs les moins représentatifs sont la santé, les services collectifs, sociaux et personnels, les transports/communication, l’hôtellerie/restauration et l’agriculture. Par région, c’est le Grand Casablanca qui détient la part du lion avec 45% des assurés déclarés suivi par Rabat-Kénitra et Agadir.


Les chiffres de la CNSS au 31 décembre 2008

- Salariés déclarés: 2.071.000
- Masse salariale déclarée: 67,8 milliards de dirhams
- Produits d’exploitation: 13,4 milliards de dirhams
- Taux de couverture sociale: 56%
- Rapport démographique: 7,7
- Population ouvrant droit à l’AMO (assurés et leurs ayants droit): 2.241.970

J. K.

Turc ou Marocain, qui franchira le premier la ligne Européenne ?

a.jpg

Le grand Charles disait aux Français il fut un temps : “L’Europe, l’Europe, vous n’avez que ce mot-là à la bouche”…Cela ne faisait que commencer alors pour la France. N’en serait-il pas de même pour le Maroc désormais ?

Comme vient de le redire Mr Hans-Gert Poettering, ancien président du Parlement européen, “l’UE vise à intégrer le Royaume dans la zone économique européenne…”Comme le rappellent très bien les bases de l’UE dans ses textes et sur ses sites Internet de présentation, nous sommes bien dans “l’économique”. Secteur qui semble réunir plus facilement au-delà des mers, les idéologies, et les religions ou les principes intéressés des uns et des autres. L’intérêt devenu commun réussirait-il là ou des millions de nos ancêtres n’ont pu s’entendre hier à coup de combats ?

Mais qui connaît l’accord entre l’UE et le Maroc signé le 13 octobre 2008 ?

Qui est conscient des engagements des deux côtés de la Méditerranée, alors que suite à la crise chacun clame de plus en plus nationalisme et identité par crainte du lendemain ? Qui est vraiment conscient dans les rues du Maroc de la suite à venir, beaucoup voyant encore comme seul interlocuteur, par l’empreinte de l’histoire passée, la France, simple région de cette Europe ?

Avez-vous lu au moins les accords “autres” que directement économiques pour comprendre les changements qui arrivent à grands pas ? Le Maroc n’est-il pas déjà le 28 ème pays qui aurait rejoint la vieille Europe plus rapidement et plus “implicitement” pour l’instant, que la Turquie ? Ou les étoiles jaunes + une verte agiraient-elles de concert dans une stratégie autre encore incomprise des deux cotés de la mer ? L’accord “économique” n’est-il qu’économique ?

Amis ERM & MRE prenez le temps de lire cet accord sur :

http://legroupement-agadir.com/europe-maroc/ 

Le site officiel de l’UE pour en savoir beaucoup plus :

http://europa.eu/index_fr.htm 

———————————–

http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=122980

Intégration du Maroc dans la zone économique européenne

Statut avancé.

Intégration du Maroc dans la zone économique européenne , le statut avancé dont jouit le Maroc avec l’Union européenne (UE) vise à intégrer le Royaume dans la zone économique européenne, a indiqué Hans-Gert Poettering, ancien président du Parlement européen.

«Dès le début, le Maroc a été peut-être le meilleur partenaire de l’UE dans le cadre de la politique européenne de voisinage», a dit M. Poettering, dans une interview publiée dans le rapport annuel 2009 sur le Maroc, élaboré par le cabinet britannique d’intelligence économique, Oxford Business Group (OBG). «C’est pour cela qu’un statut avancé a été accordé au Royaume en octobre 2008», a dit le responsable, ajoutant que le fait que le Maroc soit le premier pays de la rive sud de la Méditerranée à obtenir un tel statut avec l’UE témoigne de l’importance des réformes mises en œuvre par ce pays durant les dernières années.Ce nouveau statut signifie davantage d’accès à l’aide de l’UE, la participation dans plusieurs agences européennes et une position plus favorable par rapport à d’autres pays concernés par la politique européenne de voisinage, a-t-il expliqué, soulignant que «le Maroc est désormais plus qu’un partenaire de l’UE».L’ancien président du Parlement européen a, par ailleurs, souligné que le Maroc et l’UE sont en train d’élargir leurs relations de libre-échange pour couvrir de nouveaux domaines comme les marchés publics, les droits de propriété intellectuelle, le mouvement des capitaux, la concurrence et le développement durable.

Basé à Londres, l’OBG publie des analyses régulières et des rapports annuels sur les principaux pays émergents en Europe de l’est, en Afrique, au Moyen-Orient, aux Caraïbes et en Asie. Elaborés par une équipe d’analystes présents sur le terrain, ces analyses et rapports servent de documents d’appui pour les investisseurs internationaux désireux d’investir dans ces pays.

“La crise c’est eux, la solution c’est nous”. Mais qu’attendre d’eux encore ?

crise-greve-salaries_9.jpg

Septembre 2008, le monde se réveille en crise

mais pas le Maroc…!!!

“La crise Mondiale est une formidable opportunité pour le Maroc” comme annonça Mr Fathallah Oualalou, Economiste marocain, Maire de Rabat et Ministre. Oui mais encore…

Qu’en est-il alors que la crise mondiale vient de fêter sa première année et qu’elle commence à marcher seule ? Il semble que les paroles de sécurisation entendues dans de nombreux pays par le verbe des politiques n’ont pas plus duré au nord comme au sud de la Méditerranée. C’est bien la base populaire en ces divers pays qui accuse le coup et le coût de tout cela avec recul, alors que par ailleurs les premiers responsables mondiaux annoncent avec fierté un nouveau départ avec en fin de compte très peu de changements dans les pratiques des décideurs. Un simple coup de balai sur le haut qui les fait rebondir rapidement, pendant qu’en bas la poussière restera encore un bon moment. Si la bourse de Casablanca n’est pas celle de New-York, elle subirait donc elle aussi les conséquences.

 De quelle opportunité s’agissait-il, ou de quelle manière rebondir sur ce qui, avec maîtrise, “pourrait” effectivement être un atout pour un pays ? Des bulles diverses en moins, c’est une chose bonne mais comment être réactif avec 35 millions de personnes qui attendent plus encore du Nord “Européen” ? Dépendance ou indépendance ? La “bourse” ou la vie comme disaient hier les bandits de grands chemins…

—————————————-

Longtemps ignorées, parfois marginalisées, trop souvent négligées, les conséquences de la crise économique mondiale sur l’économie nationale sont devenues une réalité que peu de personnes – acteurs institutionnels, opérateurs économiques, responsables politiques, citoyens lambda- ne peuvent nier.

“Aujourd’hui, il s’agit de diagnostiquer avec le plus de précision possible les impacts directs et indirects de la crise sur le tissu socioéconomique. Quels sont les secteurs économiques les plus touchés et les populations les plus menacées ?”…”Il faut y ajouter les secteurs du BTP et de l’immobilier qui marquent un sérieux ralentissement ces derniers mois. Hier moteurs de croissance, ces deux «piliers» de l’économie nationale éprouvent des difficultés à rebondir”…

…”Le tourisme aurait enregistré des chiffres encourageants au niveau du nombre des arrivées, cet été, mais pas un mot ni de commentaires (officiels) sur les revenus…touristiques, soit les recettes générées. Comme du reste sur le trend des transferts en devises des MRE ainsi que sur la situation du marché à l’export du phosphate.”……”Certains ministres commencent à employer le mot «crise» sans pour autant s’étaler sur le sujet. Ils préfèrent y faire (légèrement) référence, histoire de se donner bonne conscience. Peut-être…”…”Une attitude qui ne peut pas masquer certaines réalités comme celle qui se traduit par l’incapacité de la Bourse de Casablanca à se ressaisir. Une situation qui inquiète car de (très) nombreux acteurs institutionnels y sont très engagés”…”La conjoncture sur fond de crise est particulièrement défavorable à des introductions boursières”…Du coup la bourse poursuit son trend baissier.Rachid Hallaouy Yabiladi.com

Article complet sur: http://www.yabiladi.com/article-economie-2219.html

La belle “automorbide” à Papa…ou le Casino de la route au Maroc

casino2.jpg

Le manque de savoir ou de connaissances est-il un facteur primordial en ce monde concernant la perte de nos semblables ? Si la réponse semble évidente en général, elle le serait de manière directe sur le terrain concernant le comportement des automobilistes au Maroc, et de la fin prématurée de nos semblables.

Les chiffres catastrophiques annoncés plusieurs fois par an maintenant ne semblent pas apaiser l’indice élevé de morts sur les routes chaque année, ni changer quoi que ce soit aussi rapidement que tous le désireraient.

Pourquoi laisse-t-on jouer les allumettes avec des enfants“, une phrase interrogative qui néanmoins représente bien le monde des automobilistes du Maroc comme dans de nombreux autres pays sur le continent. Un développement trop rapide où chacun pouvait hier acheter directement son permis de conduire confirme bien ces tristes conséquences actuelles et le drame quotidien pour de nombreuses familles.

Mais qu’en est-il encore maintenant ? Quelques leçons de conduite “officielles”, par un paiement officiel qui semble toujours donner plus rapidement le carton magique bien avant de maîtriser les bases théoriques et surtout pratiques. Sur de mauvaises fondations un bâtiment craque et craquera toujours en ensevelissant les siens un jour, des innocents paraît-il…

Selon une observation dans mon entourage, le mari paie le permis de conduire à son épouse, “quelques leçons”, elle obtient le papier “très/trop” rapidement. Pas question ensuite que Monsieur lui laisse le volant de sa voiture, quasi neuve en plus, d’autant plus que Madame a une peur bleue de prendre le volant, au moins la conscience fonctionne avant, ce qui n’est pas le cas de la majorité et encore moins de ceux censés assurer les formations dans un domaine sécuritaire ni des inspecteurs, faut-il le rappeler juste pour la forme…. Comment obtient-on le permis encore de nos jours si l’officiel passage à l’apprentissage ne sert à rien de plus pour améliorer la situation routière réelle ensuite, et ce pour des générations? Faudrait-il faire repasser le permis à tous les Marocains et donner ainsi le carton “rouge” à la grande majorité qui en ressortirait objectivement, le code faisant référence ?

Les chiffres confirment puisque rien ne baisse en ce sens, d’autant plus que la population roulante augmente. Faut-il attendre que tous les anciens qui jamais n’ont ouvert le livre du code de la route, en apprenant la pratique avec le père ou le grand frère, ne soient plus de ce monde pour réduire les tristes chiffres ? Faut-il préalablement et en parallèle augmenter dés maintenant et sérieusement l’apprentissage de base pour y arriver demain, à moins que l’inconscience ne persiste à jouer une partie de poker avec le destin sur le tapis noir en bitume ?

Les causes des accidents, relevés dans l’article ci-dessous, sont plus que claires concernant l’hécatombe, elles relèvent toutes des catégories des pires infractions au code de la route, pour ne pas dire de la logique ou de la conscience élémentaire. Manque d’apprentissage ou inconscience pour certains qui préféreraient jouer à la roulette russe avec leur vie, pire, avec celles d’innocents…

Le développement des voies ferrées ne serait-il pas plus sage que des autoroutes qui déjà, se présentent comme un très grand casino où les jetons sont les vies de nos enfants ?

 ————————–

Accident de la circulation

Douze victimes par jour

accident2.jpg

En un mois, 362 personnes ont trouvé la mort sur les routes marocaines.

Alors que le débat sur le nouveau Code de la route reprendra prochainement au Parlement, les récentes statistiques de l’Observatoire national des accidents de la circulation routière montrent bien que l’on est en train de s’acheminer vers un nouveau record de victimes. Ainsi, l’année 2009 pourrait être encore plus meurtrière que les années écoulées. Rien qu’au mois de septembre, 362 personnes sont mortes dans des accidents de la circulation dans les 16 régions du pays. Le nombre de victimes est d’ailleurs en hausse de 2,55% par rapport à la même période en 2008. Le bilan des blessés graves a également augmenté en septembre de 7,70%, atteignant 1.175 victimes alors que le nombre de blessés légers a en outre bondi à 8.274 victimes, en hausse de 15,30%. Au total, les routes ont connu en 30 jours seulement 6.034 accidents corporels, soit une hausse de 7,35%.

Article complet sur:

http://www.lematin.ma/Actualite/Journal/Article.asp?idr=116&id=123192

Causes

Selon les services de la Direction générale de la Sûreté Nationale, la majorité des accidents sont principalement dus au défaut de maîtrise des véhicules, à l’inadvertance des piétons, à l’excès de vitesse, au non-respect du Code de la route, des feux de signalisation, du stop, à la circulation sur la voie de gauche et en sens interdit, à la conduite en état d’ivresse et au dépassement non autorisé.

Ce sont là autant de causes qui provoquent chaque année des milliers de morts transformant par la même occasion les routes marocaines en de véritables champs de bataille. Pour rappel, pas moins de 4.162 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la circulation routière durant l’année 2008 dans 64.715 accidents, selon les statistiques du ministère de l’Equipement et du Transport. Le nombre des victimes en rase campagne, continue d’être plus important avec quelque 18.555 accidents et 2.935 morts en 2008.

Appel à dépasser les idées reçues sur l’Islam… et sur le reste…

Les idées reçues sont-elles à prendre ou à laisser, ou sur quoi naissent-elles ?

              mosquee-hassan.jpg

S’il est un domaine où le flou existe dans les pensées des hommes, la religion basée sur les croyances permet effectivement tout et son contraire, de l’amour des hommes au nom de Dieu ou de la destruction de ces derniers entre eux au nom de ce même absolu. La foi réclamerait plus le savoir des livres et des textes que la croyance basée uniquement sur la répétition orale de nos jours. Alors au niveau de l’information et de la connaissance même des fondements et des textes à la base des grandes religions de ce monde, imaginons ce que l’on peut en dire avec bonne ou mauvaise foi par presse interposée.

Ce sujet ne concerne d’ailleurs pas seulement la religion musulmane, mais s’adresse effectivement à toutes les religions de ce monde. Qui déjà, se disant croyant, connaît vraiment ses propres bases en savant ? Si les textes existent, vendus devant les parvis par les marchands du temple, arrangés aussi selon la finalité des interprétations par quelques moins savants, ne doutons pas que les intérêts de la presse internationale suivent eux aussi des détournements.

Dépassons donc ces idées reçues sur l’Islam, mais pour cela il faudrait déjà que les premiers intéressés ouvrent les esprits des peuples vers ces profondeurs positives insoupçonnées, qui pourraient étonner aussi bien les Occidentaux sur l’Islam réel, au même titre que de nombreux Arabes déçus de leurs conditions et qui se retrouvent dans des dérives évidentes avec facilité. Combien, pour faire un parallèle avec le monde musulman, seraient déjà capables en Occident, de vous parler de manière cohérente et objective du contenu de ces textes dits sacrés, au moins du leur comme l’Evangile ou la Bible, sans oublier nos semblables par leurs textes plus à l’Orient comme en Inde et en Asie ?

La compréhension de l’autre passe inéluctablement par une recherche ou du moins par la découverte de l’autre culture et de ses bases, sous réserve de se détacher préalablement d’un prosélytisme souvent trop attaché à ses croyances. Ce qui signifierait très objectivement de créer enfin préalablement cet “œcuménisme du savoir”, d’autant plus facile que le monde des Hébreux, celui des Arabes et des Occidentaux s’inscrivent dans la même histoire. Relions et relisons les trois chapitres ensemble et tous ensemble.

Si ce que nous voyons des autres, sous le prisme réduit et plus qu’orienté de la presse internationale, au service d’orientations diverses politiques et religieuses extrêmes, ne permet pas de réunir les hommes, il serait bien que chacun dénonce, chez soi, et religieusement chez les plus modérés, les abus objectifs des leurs qui se sont perdus, où qu’ils se trouvent en cet unique monde.

Si Mr Lyautey par respect avait interdit l’accès des mosquées aux non Musulmans en cette époque particulière de l’histoire du Maroc, j’inviterai mes amis et frères du monde de l’Islam au Maroc à inviter à leur tour les amis étrangers “ouverts de foi et de cœur donc d’esprit”, dans les mosquées, pour des échanges enfin plus humains et une réelle découverte plus profonde des uns et des autres et des textes. De Jérusalem à Rome via Médine.

Peut-on refuser l’esprit aux hommes alors que la grande mosquée Hassan II de Casablanca leur est ouverte comme simple musée, moyennant forte finance à payer aux marchands d’un temple ? Avec quelle richesse spirituelle islamique positive et universelle voulez-vous qu’ils repartent avec eux et en eux ensuite vers cet occident ? Ne seraient-ils pas plus riches en repartant, s’ils rencontraient des savants de l’Islam en ce lieu, par un échange d’esprit, spirituel, pour ensemble donner universellement tort aux vendeurs de papier et de fausses bonnes nouvelles ?

Article: Philippus / Philosophe Spiritualiste. www.philippus-philippe.com

————————————————–

http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=123042

Appel à dépasser les idées reçues sur L’Islam

islam.jpg

«Déconstruire les nombreux malentendus qui demeurent entre l’Orient et l’Occident, par le biais de lectures savantes et non par des déclarations belliqueuses véhiculées par certains moyens de communication». (Photo : www.ulyssemag.com)

Des professionnels de l’information, réunis lundi à Fès dans le cadre du troisième Forum mondial sur l’Alliance des civilisations et la diversité culturelle, ont appelé les médias occidentaux à dépasser certaines idées reçues qu’ils véhiculent autour de l’Islam, souvent réduites au fanatisme religieux.

Pour Charles saint Prot, directeur de l’observatoire d’études politiques de Paris, «le développement des médias n’a pas abouti, comme attendu, à croître le niveau de connaissance de la culture de l’autre, mais il a donné lieu, bien au contraire, à moins d’échange et de communication».«Il convient de dire à cet égard que l’Occident n’a pas réalisé de progrès dans son approche de la civilisation islamique, réduite au Burka et aux Taliban», a-t-il dit, notant que «lorsqu’il s’agit de questions relatives au monde islamique, le principe d’équilibre dans le traitement de l’information se trouve souvent handicapé».Le chercheur, qui s’exprimait lors de la première séance plénière sur «Mondialisation et dialogue des cultures : le rôle des médias dans les relations internationales contemporaines», a tenu à souligner que le succès de tout projet de l’alliance des civilisations passe inéluctablement par le dépassement du traitement unilatéral de l’information par les médias occidentaux.De son côté, l’ambassadeur du Maroc au Liban, Ali Oumlil, a relevé que le danger des technologies de l’information et de la communication réside dans la production d’une marchandise symbolique, qui a une influence directe sur les croyances et la morale.

Il s’agit, selon lui, d’une grande problématique, dans la mesure où «au moment où le monde devient de plus en plus lié, on assiste à une grande rupture induite par les fossés économiques, sociaux et de connaissance entre des mondes différents».

Et d’ajouter que les médias à large diffusion ont réussi à attirer de larges publics, en s’adressant à des couches sociétales d’un niveau d’instruction assez bas et supposées être facilement influençables.

Pour sa part, le penseur algérien, Mustapha Chérif a souligné que les institutions médiatiques occidentales à large diffusion ne donnent «la parole qu’aux voix protestataires et radicales en les présentant comme le porte-parole du monde islamique, tout en faisant fi des positions rationnelles et judicieuses dans le traitement des questions de cette partie du monde et sa relation avec l’autre».

«En l’absence de démocratie, tout échange entre civilisations ne sortira pas du champ du ‘dialogue des sourds», a relevé M. Chérif, faisant remarquer, à ce propos, que la responsabilité de corriger l’image négative de l’Islam incombe aussi aux Musulmans, qui se doivent de dépasser les conflits traditionnels et recourir à l’auto-critique.

La journaliste espagnole, Lola Banon a mis, quant à elle, l’accent sur le caractère idéologique du métier de professionnel de médias, «qui relate les évènements, certes, mais contribue aussi à la construction d’approches et de représentations, en cherchant à trop simplifier l’information et favoriser tel ou tel angle».

Relevant que les médias occidentaux s’intéressent davantage aux positions radicales, la reporter espagnole, qui a assuré la couverture de plusieurs évènements au Proche-Orient, a noté que «les différents acteurs du monde islamique qui défendent la démocratie et l’ouverture envers l’autre ne suscitent aucunement l’intérêt de ces mêmes médias».

Les médias se trouvent aujourd’hui responsables de la propagation des idées reçues et des représentations négatives de l’Islam dans de larges milieux de l’opinion public occidentale, a-t-elle dit.

Les travaux de ce forum, qui se tient cette année sous le thème «Médias et communication : enjeux et défis du troisième millénaire», se poursuivent avec la participation de professionnels de l’information, de représentants d’une soixantaine de chaînes de télévisions, de hauts responsables, des décideurs politiques, d’universitaires, de militants de la société civile, d’académiciens et de sociologues de plus de 80 pays.

«Le quatrième pouvoir : les relations ambiguës entre médias et politique», «Médias arabes et médias occidentaux : interactions et perceptions croisées» et «Les médias au Maroc : réalités et perspectives» sont les principaux axes de ce forum, initié par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI).